Publié le 04.05.2005 dans "A la découverte"
Voyage au coeur de la Guadeloupe : le bagad Karukera

C’est à quelques milliers de kilomètres des côtes bretonnes, sur ce morceau de terre en forme de papillon, au pied de la Soufrière (le volcan de la Soufrière est communément appelé «La Vieille Dame»), que nous avons choisi de poser à plus ou moins long terme, nos bagages.
Divroet New(e)z - Quelle est la date de création du bagad ?
Lionel Rolland - Cela fait environ 5 ans maintenant que le groupe existe.
À l’époque, une demi-douzaine de passionnés avait pris pour habitude de se retrouver et de donner libre cours à leur passion. Sonneur émérite ou débutant, chacun était le bienvenu, et tous sonnaient de concert.
Je vous assure que jouer de la cornemuse ou de la bombarde au pays du zouk et du gwo ka, cela ne manque pas d’intérêt. Nous avons su petit à petit éveillé les curiosités, et au fil des mois, la petite famille s’est agrandie.
Notre problème aujourd’hui réside surtout dans le pupitre percussions : le bagad manque de batteurs et de percussionnistes. Heureusement, l’arrivée de 2 débutants caisses en début d’année nous a apporté le sourire et un nouvel élan, parce que c’est dur, dans un pays où les percussions sont reines, de devoir faire sans.
DN - Cela n’est-il pas un peu insolite de trouver un bagad aux Antilles ?
LR - Il existe des endroits où la culture bretonne est restée très ancrée. Si le cœur vous en dit, allez sonner par exemple un peu de cornemuse aux Saintes, peuplées à l’origine par des familles bretonnes, vous vous apercevrez qu’ils n’ont absolument rien perdu de leurs souches.
Cependant, effectivement, si sonner ou défiler en formation semble quelquefois presque anodin en métropole, il n’en est pas de même ici. Alors, c’est toujours avec beaucoup de plaisir que nous voyons les gens s’ébahir lors d’un passage de la formation.
« KARUKERA »
À ce jour, le bagad de l’« Île aux belles eaux » compte un effectif de 19 sonneurs, dont 80 % sont encore débutants.
Juillet 2003 a vu la naissance de l’association du même nom. C’est à cette époque que le groupe a décidé d’adopter un costume commun. Depuis lors, l’association a mis en place un site internet permettant de découvrir les activités qu’elle regroupe.
Juste quelques mots pour nous faire connaître et vous dire qu’on vous attend lors de vos prochaines vacances en Guadeloupe.
Contactez-nous et passez nous voir au local, nous serons très heureux de vous accueillir !
DN - Comment a été motivé le choix de votre tenue ?
LR - Notre tenue se compose d’une chemise blanche aux armoiries du bagad et d’un pantalon noir. Le blanc et le noir, pour rappeler le « Gwenn ha du » qui nous est cher à tous… Quant à la ceinture, elle a été choisie dans un tissu madras rappelant un peu le tartan.
Nous avons souhaité mêlé ainsi, sur un même motif, le celte de notre culture et les Antilles de notre résidence.
DN - Vous avez souvent la possibilité de sonner ensemble ?

LR - Tous les samedis, de 16 h à 18 h 00, les répétitions menées par Gildas LOYANT, notre penn soner (ancien sonneur de la Kevrenn de Nantes), enrichissent pratiques et répertoire, le tout dans une salle de cinéma climatisée que met l’armée (2e RSMA) à notre disposition à Baie Mahault (Pointe-à-Pitre). Et puis toutes les occasions sont bonnes pour faire résonner anches et peaux : arrivée du porte-hélicoptères Jeanne d’Arc, soirées bretonnes locales, salon de la gastronomie, etc., jusqu’en Martinique où, pour le fest-noz de la Saint-Yves, 650 personnes s’étaient donné rendez-vous pour danser gavottes, an dro et laridés, et au son de qui, à votre avis ?
Categories
- A la découverte (14)
- B.A.S : Bon A Savoir (17)
- C dans l’air (2)
- Echo des sonneurs (7)
- Entretien avec … (25)
- Istorioù (3)
- Keleier Breizh (13)
- Le coin du sonneur (16)
- Mémos d’assos (3)
- Petra Lavarez (3)
- Tribune libre (10)
- Vie des groupes (3)
- Quelques Liens
- Téléchargements
- Votre avis nous intéresse
Aucun commentaire
Laisser un commentaire | Flux rss des commentaires de cet article| trackback uri