Sylvain Hamon, sonneur.

sylvainhamon.jpgEh bien nous voilà en 2006 après une année bien chargée en musique, en émotions et en travail ! Déjà un an depuis la sortie du premier numéro de Divroet New(e)z !

La musique a, une fois de plus, pris beaucoup de temps de notre vie quotidienne cette année, d’ailleurs c’est bien plus qu’une passion pour certains. 1 fois, 2 fois, 3 fois par semaine même, on voit toujours les mêmes personnes, des sonneurs, des amis, des frères (ou sœurs d’ailleurs !) comment fait-on pour ne pas se taper dessus ?

Il y a un sujet qui me tenait à cœur pour débuter ce newez et qui, je vois, a été abordé en assemblée générale de la BAS nationale. La question des échanges ‘inter-bagadoù’ a été remise sur le tapis. Certains verront cela comme du recrutement de la part de groupes mieux classés ou en catégorie supérieure (1e cat. pour la majorité). Ils ont peut-être raison de le penser, mais je ne crois pas qu’on puisse empêcher un jeune qui veut progresser comme il l’entend, de changer de groupe…. C’est d’ailleurs souvent ce qu’il fait lorsqu’il ne s’y sent pas bien ou qu’il estime qu’il n’a plus à apprendre.

Comment empêcher cela ? À nous d’y réfléchir…

Effectivement, le fait de changer de méthode de travail et de méthode d’apprentissage est excellent pour s’améliorer. Ne dit-on pas qu’il faut changer régulièrement de professeur pour progresser, quel que soit l’instrument, le métier… ? Créer un partenariat entre des bagadoù comme il a été laissé entendre lors de la dernière AG, serait une bonne chose. Il faut juste réussir à trouver un juste milieu entre ceux qui veulent progresser et ceux qui vont profiter du système pour intégrer des groupes dans des catégories supérieures. Pas facile…

Un des intérêts principaux reste les concours et l’attrait pour les groupes bien placés reste évident.

Actuellement, on voit se développer un nouveau système de concert, les créations de bagadoù. C’est sans doute là-dessus qu’il va falloir faire évoluer les échanges…. C’est un très bon moyen de se faire plaisir sur scène, tout en progressant…. Ça demande quand même un effort de travail pour déchiffrer tout le répertoire ! Il faut voir le résultat au bout : un public, de nouvelles rencontres, plein d’affinités en plus. Ça peut ouvrir sur beaucoup de choses : un répertoire nouveau, le travail sur un terroir qui ne nous a jamais attiré auparavant par exemple, la découverte de nouveaux styles musicaux (compositions, rock, techno, salsa…, pourquoi pas !).

De plus, je pense que les échanges sont importants entre les sonneurs de différents bagadoù, au lieu de se tirer dans les pattes comme cela a pu se faire il y a quelques années.

Cette ère est terminée, travaillons ensemble pour essayer de faire évoluer tout le monde…

Sylvain Hamon, sonneur
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