Bimestriel - Numéro 4 - Juillet 2005
HENCHOÙ DIAES

Trois heures du mat’. Bondji ! Ça pince ! Le soleil, à c’t’heure–là, il reste au chaud sous sa couette. Il est moins fou que la trentaine de sonneurs qui grimpent dans le car. Mais faut ce qu’il faut. Quand il va en Bretagne, le bagad « divro » a toujours une longue route à faire, une très longue route même. Les yeux encore gonflés, on chaloupe vers une place libre, en surveillant du coin de l’œil le parcours de l’ami Loïc . Des fois qu’il aurait l’idée de se poser sur le siège voisin, ce nom de dji de ronfleur. Pas trop près des pibs, non plus. C’est caractériel, le pib. Capable de faire zonzonner le practice toute la nuit, et de se mettre à beugler au petit matin parce que les percus ont décidé de commencer une répé sauvage.
7 heures. Premier café en plastique. La station-service sent le tabac froid. Loulou fait la gueule dans son coin. Elle a bien dormi, mais une fois les yeux ouverts, elle vient de réaliser qu’on était en route pour le concours. Le CONCOURS ! Quel est le salopiot qui a prononcé le mot fatidique ? Du coup, le silence s’installe, et on se regarde en chien de faïence. Evidemment qu’on n’est pas prêts. Ils vont bien rigoler, en Bretagne. Surtout qu’ils nous attendent au tournant. Et bla bla bla.
10 heures. Histoire de détendre l’atmosphère, le vieux, un as de la blague un peu lourde, fait cracher le micro et en sort une bien grasse. Le chameau, juste au moment où Ewen avait réussi à créer une ambiance favorable avec Soaz’, abrités derrière le rideau des costumes suspendus à l’arrière du car. On gueule un bon coup contre le sale as, ça défoule toujours un peu.
Midi. Evidemment, sur ces merveilles de doubles-voies bretonnes, pas moyen de trouver une aire pour pique-niquer. Hein ? Fallait prévoir son pique-nique ? Ben non, je savais pas. Hé ! C’est quand même pas de ma faute si j’ai loupé les trois dernières répés, je crèche à 50 bornes, moi ! Ben non, j’ai pas lu le message de Gabrielle, s’il fallait lire les rafales de messages qu’elle envoie, Gabrielle ! Et puis de toute façon, j’ai pas internet.
14 heures. Tout le monde descend. Jambes flageolantes, bras qui s’étirent. Sur le parking, ça court déjà dans tous les sens. Pour la plupart, des petits jeunes. Evidemment : dans not’ catégorie, c’est plein de bagadigoù ! Ils ont commencé par mater notre numéro d’immatriculation, alors maintenant, pour ceux qui nous aperçoivent descendre, deux attitudes possibles : passer sans voir, ou reculer de trois pas et se pousser du coude. En fait, c’est entre les deux : on passe rapido, mais on jette un œil en biais. Forcément. Un car en 33 (42, 92, 76, 59, 68, autre, chacun mettra son numéro perso) à part des touristes, on voit pas. Les jambes tremblent encore un peu plus : à 20 mètres de là, sur un trottoir, un des bagadoù concurrents, au grand complet, fait un bout d’essai. Accord impeccable, arrangements à couper le souffle, et alors, cette assurance dans le regard, et surtout, cette impression de facilité, de naturel… Pour un peu, on croirait qu’ils se sentent observés !
17 heures. « Ils » ont été sympas : comme on vient de loin, on passe en dernier. 3 heures à se ronger les sangs sans rien faire. Pas de bol : le bagad précédent a monopolisé la salle d’accord bien au-delà du temps qui lui était imparti, on en est réduits à finir dans un couloir, où on vient nous dire qu’on fait trop de bruit. Quand les autres sortent, ils ont l’air content. Assez « grands seigneurs » : il s’agit tout de même du bagadig d’un ensemble de première catégorie. On s’écarte juste à temps pour ne pas se faire marcher sur les pieds. On ne le sait pas encore, mais on s’en doute : ils finiront loin devant nous . Scène, enfin. Pourvu que le jury ne soit pas trop fatigué, après les treize groupes qu’il vient de s’envoyer ! Rien qu’avec la transpiration, on remplirait un camion citerne. Entre 6 et 9 minutes pour une année de travail, avec l’aide trop rare, mais combien efficace et dynamisante, de quelques animateurs divro courageux (Merci Couac, ô grand manitou de la formation – et de la création de suites !). Le penn sourit, et en face les autres pensent : te bile pas, on sait bien que t’as les boyaux aussi tordus que les nôtres, mais allez, c’est bien essayé quand même !
17 h 08. La vache. Dédé est tellement stressé que son mi monte à l’octave sans prévenir. Et d’un. C’est sûr, la basse est mal réglée, on dirait un galop de plantigrade lancé depuis le fond de la caverne. Et de deux. Mamm gast. Voilà que ça recommence comme l’année dernière : y a un bourdon qui vient de tomber. Et de trois. Fatalité. On baisse la visière et on enclenche la surmultipliée. Montées debout sur les pédales, virages sur les jantes, encore Dédé qui manque de s’étaler, mais qui se raccroche de justesse à la noire (la note, pas sa voisine). Bon, on est dedans, bien groupés, finalement. Solidaires. Sprint final. Surtout, ne pas regarder le jury : quand il se met à furieusement gratter du papier, c’est pas bon signe. Garder le nez dans le guidon. À la fin, l’accord est fatigué, mais fan de totoche y a du son ! Vidés. On a tout donné. Quel que soit le résultat, de toute façon, on est fiers d’être là, de montrer que la Bretagne existe ailleurs, et qu’elle n’est pas trop mal représentée. Enfin, on espère : on fait le maximum pour ça, sans se monter la tête : on connaît nos limites, et elles ne manquent pas. Faire exister un bagad, un vrai, avec les trois pupitres et tout et tout, à Roanne, à Bordeaux, au Havre, à Strasbourg, c’est parfois aussi difficile que réussir un kouign-amann mangeable avec du beurre danois.
Tiens, tiens, à propos de difficultés, un petit commentaire… en toute humilité. À la fin des concours, il est d’usage, de la part des organisateurs, d’avoir un petit mot gentil à l’attention des groupes divro, pour souligner leur courage à faire tant de kilomètres pour venir participer, etc. etc. D’abord, il n’y aucun courage à venir faire un tour dans notre chère Bretagne pour rencontrer nos compatriotes sonneurs, mais que du plaisir pour nous. Non. Le seul mérite qu’on puisse revendiquer, en dehors de la pauvreté de nos moyens, c’est de propager notre belle culture dans tous les coins de l’hexagone, en étant des postes avancés en terre étrangère (mais pas du tout hostile, d’ailleurs !). De ça, nous sommes fiers. Le reste, on le laissera à l’appréciation des jurys, et on sera encore là la prochaine fois !
Patrick VIANNAIS, Bagad Ker Vourdel

Jean-Marie ROUSSEAU, à l’aube de sa 52e année, nous a quitté le 9 mai 2005.
Animateur né et bien connu à la Mission Bretonne où il savait nous amuser, Président du Bagad Pariz - Ti Ar Vretoned qu’il a su faire progresser de 2000 à 2004, il aimait nous écrire des textes en rimes, hélas nous n’aurons plus la joie de lire ses imèles (comme il disait) poétiques.
De toutes les plaisanteries de notre Jième, celle-ci est sans doute celle qui nous fera le moins rire.
Tous les amis du bagad auquel il laisse un grand vide garderont à l’esprit son image souriante et sa bonne humeur. Nous n’aurons donc plus l’occasion d’entendre sa bombarde autrement que dans notre cœur. Il nous manque déjà.
Kenavo Jième
Aujourd’hui, le nombre de formateurs le permettant, les offres sont multiples : stages locaux, régionaux et fédéraux. Mais comment ça marche…
Ce type de stage se fait à la demande d’un groupe en particulier pour un ou plusieurs des pupitres le composant. Il s’agit d’un travail spécifique au groupe.
Ces stages regroupent des formations situées dans des zones géographiques proches. Ce fonctionnement peut permettre aux groupes de partager les frais occasionnés par la venue de formateurs. Ils sont d’ailleurs de plus en plus souhaitables au vu de la multiplication des demandes de stages cette année.
Ce stage est un rassemblement ouvert à l’ensemble des groupes Divroet, sur le modèle du stage national organisée par Bodadeg Ar Sonerion à Ploemeur durant les vacances de Noël.
Dans un premier temps, rendez-vous sur www.divroet.org, rubrique « stages et formations » pour consulter la disponibilité des formateurs.
Une fois quelques dates (2 ou 3) trouvées qui pourraient correspondent aux disponibilités des formateurs, vous pourrez envoyer un mail à Florian Nicolas :
florian.nicolas@divroet.org pour formuler votre demande de stage et demander la mise en relation avec les formateurs (les autres coordonnées sont dans la présentation « Qui sommes-nous ? »).
D’un point de vue pédagogique, nous avons poursuivi dans le sens initié à l’édition 2002 :
BAS Divroet a voulu mettre en place dans ses formations une uniformisation des méthodes pédagogiques, qui permette de diffuser des bases communes :
• tant au niveau du bagage technique
• que des méthodes de travail
afin de pouvoir poursuivre la progression en interne dans chaque groupe.
Celle-ci passe par la réalisation d’exemples de progression instrumentale complète. Bien sûr, il existe différentes méthodes élaborées. Mais il s’agit d’adaptation aux groupes Divroet afin que les leaders disposent des outils nécessaires pour bâtir la progression de leurs musiciens. Une progression existe déjà pour les bombardes. La 2e étape sera la réalisation de fiches d’explications et de travail découlant de cette progression. Il faudra mener aussi ce travail pour les deux autres pupitres.
Celle-ci prend également la forme de fiches d’évaluation dont la forme définitive a été testée au stage de Coulommiers au mois de septembre 2004. Ces fiches doivent faire le point, stage après stage, sur les acquis, les compétences à retravailler, à découvrir ou à approfondir de chaque musicien venu en formation.
Elles sont aujourd’hui :
• opérationnelles et en cours d’application pour les bombardes,
• en cours d’élaboration pour les cornemuses et les batteurs.
Je tiens à remercier ici Paul Gac du Bagad Pays des Abers de Plabennec dont les propres travaux en tant que formateur ont alimenté la forme et le fond de ce nouvel outil pédagogique.
Les fiches qui seront réalisées nous permettront de constituer les dossiers pédagogiques individuels rassemblés eux-mêmes en une banque de données facilitant le travail des formateurs (et bien sûr consultables par les stagiaires).
Un dernier avantage à ce système : il permettra aux stagiaires de demander des renseignements plus détaillés sur leur profil et accéder à des conseils en ligne et directement auprès de leurs formateurs. En attendant cette bonne nouvelle, vous pouvez bien sûr contacter vos formateurs par mail :
| Responsable formation : Florian Nicolas (Bagad Brieg / Bagad Kiz Avel) |
||
| Adjoint bombarde : Bruno Hébert (Bagad Pommerit) |
Adjoint caisse claire/percussions : Julien Bergeron (Bagad Keriz) |
Adjoint cornemuse : Nicolas Deletang (Bagad Gwengamp) |
| Formateurs itinérants Divroet | Intervenants ponctuels référencés | |
|---|---|---|
| Bombarde | – Florian Nicolas (Bagad Brieg) – Bruno Hébert (Bagad Pommerit) |
– Yann–Fanch Baot (ex – Bagad Keriz et Bleimor) – Sterenn Facon (Bagad Cap Caval) – Paul Gac (Bagad Roazhon) – Sébastien Le Goaoc (Bagad Pays des Abers) – Ronan Oillic (Bagad d’Elven) – Corentin Renault (Bagad Roazhon, ex – Bagad Quic–en Groigne) – Romain Sponnagel (Bagad Roazhon / Kerlenn Pondi) – Christophe Quéré (Bagad Sonerien Bro Dreger) – Sophie Audic (Bagad Roñsed–Mor) |
| Cornemuse | – Mickaël Cozien (Bagad Ker Vourdel) – Nicolas Deletang (Bagad Gwengamp) |
– Cédric Le Bozec (Bagad Gwengamp) – Julien Loaec (Bagadig Locoal–Mendon, ex – Bagad Pays des Abers) – Ludovic Le Marrec (Bagad Gwengamp / Kevrenn Orléans) – Joël Lucas (Bagad Keriz / Bagad Melen Ha Gwenn ) – Philippe Barbot (Bagad Keriz) – Yoann Le Goff (Kevrenn An Arvorig) – Fabien Guillopé (ex – Bagad Brieg) – Sébastien Boumrar (Bagad Keriz) |
| Batterie | – Julien Bergeron (Bagad Keriz) | – Loïc Bridou (Bagad Keriz) – Gurvan Houdayer (Bagad Bro Kemperle) |
La féria de Nîmes est organisée sur le week–end de pentecôte et dure 5 jours. Elle accueille un million de visiteurs.
Le Cercle Celtique du Gard participe à la féria depuis 2002. Nous avons la chance d'être installés dans la cour d'une ancienne école maternelle, donc nous avons beaucoup de place, contrairement aux autres "bodegas" (lieu où les gens se retrouvent pour boire, et danser, faire la fête). Nous avons appelé notre bodega "Espace Armorique-Café Breton".
Nous sommes ouverts 3 soirs (vendredi, samedi et dimanche soirs). Nous proposons un programme d'animations : chants marins (avec entre autres G’armoric, le groupe du cercle) – fest–noz – bal folk occitan–celte – différents concerts (bretons, irlandais, écossais). Les groupes jouent sur scène (nous sommes les seuls actuellement à proposer une scène vivante).
Ils viennent de la région (on trouve ce qu’il faut dans le Sud).
Cette année, nous avons eu par contre le groupe SKIRIENN, musiciens bretons des Côtes d’Armor, c’était une super aubaine.
Nous proposons également au public des brochures sur toute la Bretagne, ainsi que de l’initiation danse et parfois des artistes utilisent l’espace pour leur vernissage. Nous faisons des crêpes et galettes, buvette avec bière et cidre pression. Nous recevons environ 3000 visiteurs.
Cet endroit est très convivial et gai. Celui qui vient est content.
Pour les organisateurs, cela fait bien sûr quatre jours à tenir, ce n'est pas évident, grosse organisation (installation + 3 soirées + nettoyage et rangement sur 4 jours) mais tout le monde y met du sien et c’est super. L’occasion nous est ainsi donner de vraiment faire connaissance car pendant quatre jours nous vivons presque tout le temps ensemble, nous faisons également d’autres connaissances parmi les visiteurs, c’est très enrichissant et pour finir, on boucle par un grand repas entre nous dans la cour de l’école, c’est super. Et puis, un p’tit coin de Bretagne perdu au milieu du monde tauromachique, et méditerranéen, il faut le vivre…
Parmi les visiteurs, on retrouvera bien sûr les copains des autres associations bretonnes du sud qui viennent (Montpellier, Béziers, Marseille, Apt, Toulon). Il faut dire que nous nous informons les uns les autres. Ainsi le réseau se crée. Chacun va à la fête de l’autre.
À la féria de Nîmes – mai 2005
À la féria de Nîmes – mai 2005
À la féria de Nîmes – mai 2005
Message de 2 adhérents du Cercle depuis cette année, qui sont venus les trois soirs :
« que ce fut très agréable, qu’il y règne une bonne ambiance et que les crêpes sont bonnes !!!
Non sérieusement c’est vrai… il y avait une bonne organisation, des groupes originaux quoi que peu nombreux mais il est vrai que c’est très cher de faire venir des groupes.
L’ambiance est très conviviale et sereine tous les gens présent participent de bon cœur et se régalent de crêpes délicieuses…
Le lieu de la manifestation est très agréable, bien situé car assez excentré donc pas au milieu du bordel typique de la féria et
c’est ça qui est bien car on peut par exemple amener des enfants sans aucun risque de bagarres ou coups de couteaux, c’est le point fort !! ça donne envie de revenir pour les prochaines fois. »
Venue un soir pour la première fois :
« Une bodega bretonne à la féria, on ne s’y attend pas !!!!
Difficile de la localiser vu qu’elle est loin du centre ville, mais quelle magie d’arriver dans cette petite cour arborée, où la lumière est douce et les organisateurs souriants. Ça sent bon les crêpes et on se laisse rythmer par le fest–noz qui vient de la scène. Un petit moment de poésie bretonne…………… » Nathalie
Une lettre reçue par e-mail après notre première la féria en 2002 d’une personne inconnue
"L’Espace Armorique est à la féria ce que le cœur et l’esprit devraient être à l’homme.
Seul village peuplé d’irréductibles bretons, mais aussi, de leurs complices, leurs adeptes.
Dès qu'on pénètre dans l’espace, on y ressent humanité, simplicité, convivialité et sécurité.
On y découvre les talents oubliés par la France de la rentabilité imbécile, nourriture et boissons saines, danses qui permettent de se toucher et de se parler, difficiles parfois, mais chaleureuses, harmonieuses provoquant parfois des fous rires car les débutants n’ont pas toujours la synchronisation nécessaire, mais personne ne se moque… Bref, c’est l’antidote de la techno au rythme des musiciens modestes et surprenants, jouant avec leurs doigts, leur souffle et surtout leurs "tripes" sur des instruments trop souvent négligés et bien des synthétiseurs artificiels. Ils jouent sûrement comme ils caressent la vie.
Tout le monde a sa place, enfants, femmes, hommes, de toutes les couleurs de l'humanité. Un beau tableau occitano–breton pendu au triskell "célestique" entre Zénith et Nadir d’un monde qui a besoin d’amour. Ne changez rien et merci."
Divroet New(e)z - Comment est né l’ensemble Sonerien Bro Divroet ?
Florian Nicolas - En fait, il est né par accident. Créer un ensemble bombarde Divroet n’était pas du tout prévu au tout début. Il s’est créé il y a 2 ans. À l’époque, le bagad de Strasbourg cherchait à étoffer son effectif qui était de 6 ou 7 bombardes et on a proposé à d’autres sonneurs notamment à Reims d’intégrer le pupitre, afin d’aller se présenter à Menez Meur comme ensemble bombarde.
La proposition a plu à tellement de monde que finalement, il a fallu monter un ensemble à part entière dans lequel on a retrouvé des gens de Strasbourg évidemment, mais également d’Orléans, de Dijon, de Tours, … Une configuration finalement assez proche de celle qu’on a aujourd’hui.
DN - D’où viennent les gens ?
FN - L’ensemble est assez représentatif de ce à quoi ressemble le monde Divroet en bagadoù puisqu'aujourd’hui, on réunit des gens de la région parisienne, de Paris et dans une couronne plus élargie Orléans, Reims, Coulommiers, mais aussi de Dijon, Lille, Strasbourg, Bordeaux. La formation ne cesse de s’élargir au fur et à mesure et c’est bien. Si on arrive à faire avec ça, je me dis que peut–être un jour on arrivera à faire une représentation de toutes les régions de France.
DN - Dans la pratique, est ce qu’il y a une sélection, un nombre limite, combien de répétitions ?
FN - Pour ce qui est des pré–requis pour entrer dans l’ensemble bombarde, on ne pouvait pas se permettre de lancer un projet qui démotive les gens. Il fallait donc, au vu du caractère très éclaté du groupe, que le gens soient autonomes, qu’ils aient déjà un début de niveau en terme de justesse et d’acquis de base technique pour pouvoir mener toute une partie du travail de façon autonome et faire ainsi des répétitions d’ensemble très productives.
Dans la pratique, ça signifie que l’essentiel du travail se fait en autonomie. Ça, c’est pour la manière de fonctionner. On envoie les maquettes, les partitions avec la définition de ce que doit faire chacun et puis on se retrouve deux à trois fois dans l’année pour faire de la mise en place en ensemble. Il y a donc également une forme de sélection arbitraire qui en découle, fixée autour de la mobilisation sur le projet, jusqu’à la fin de l’année.
Pour le moment ce n’est pas limité en nombre : la première année, on a démarré à douze, l’année suivante on était quinze, aujourd’hui on est dix–huit. Cette année j’ai dû bloquer un peu les inscriptions parce qu’en terme de logistique, pour organiser l’affaire, ça commence à devenir très très lourd. Déjà dix–huit personnes, ce n’est pas simple. Les demandes venaient aussi de personnes qui n’avaient pas forcément le même niveau que ceux qui étaient engagés dans le processus les autres années.
« On avait envisagé un moment donné la création d’un 2e ensemble »
C’est là qu’on avait envisagé un moment donné la création d’un deuxième ensemble qui serait placé sous la direction d’un autre moniteur. Officiellement il y a trois gros stages. Mais finalement chaque groupe s’organise un peu comme il l’entend, les postulants viennent rarement seuls donc ils s’organisent pour répéter au sein de leur propre groupe en fonction de leur disponibilité et en fonction du calendrier de la tenue des stages.
DN - Qui organise vos rencontres, stages et déplacements ?
FN - Au début c’était un peu le système D. Maintenant ça commence à se stabiliser un peu. En terme d’accueil, ce sont souvent les groupes de la région parisienne qui ont été mis à contribution par rapport au caractère central de la localisation, par rapport aussi à la facilité de liaison.
Alors c’est vrai qu’on fait fréquemment des stages à Coulommiers ou Orléans. On a fait une tentative sur Strasbourg mais les résultats ont été plus mitigés du fait du caractère excentré, donc finalement on s’est très vite rabattu sur la région parisienne.
Pour beaucoup dans l’organisation aussi : la complicité avec certains membres du bureau de BAS Divroet qui, du coup, s’occupe de structurer la logistique en collaboration avec le groupe qui accueille et gère l’hébergement, les repas, la mise à disposition des salles de répétition et la gestion des horaires.
Tant qu’il y aura des volontaires pour participer et des volontaires pour encadrer, tout part de là. On s’est par contre un peu plaint du manque d’investissement pratique des gens cette année. On espère que ça va s’égaliser dans la répartition des rôles parce qu’il est sûr que c’est toujours les groupes d’Orléans et de Coulommiers qui portent la charge de l’accueil.
DN - Le « projet Menez Meur », c’est de s’envoler dans les classements ?
FN - Il y a trois ans, on a fait un milieu de tableau, ce n'était pas si mal pour une première préparation accélérée (surtout qu’on avait pris la décision tardivement –en avril–). l’année dernière, ils n’ont pas voulu nous laisser jouer en catégorie C au regard de la qualité interprétée. Cette année non plus. Alors, on ne sait pas, on verra si on continue à grimper.
DN - D’autres concours de prévus ?
FN - Non, c’est déjà relativement difficile de réunir tout le monde une fois dans l’année. On n'a pas trop de l’année pour réaliser le regroupement dans de bonnes conditions.
Maintenant, imaginer faire autre chose que Menez Meur, se lancer dans un autre projet, sous une autre forme, par rapport à d’autres ensembles bombardes, ça dépend de la volonté des participants. Il y a d’autres types de prestations à faire, il y a des concours qui ont d’autres caractéristiques. Si effectivement ils ont envie de goûter à autre chose que faire Menez Meur, il faudra juste raccorder notre calendrier parce que les dates ne tombent pas toutes à la même période.
« difficile de réunir tout le monde une fois dans l’année. »
DN - Qu’est ce qui est difficile au quotidien ?
FN - Je ne sais pas trop, parce qu’on se voit trois fois dans l’année, et puis finalement, ce n’est pas moi qui gère le quotidien de l’ensemble. En ce qui me concerne, il s’agit de l’écriture de la suite.
On doit présenter un programme différent chaque année, ça ne se fait pas en quelques jours, et puis il faut faire quelque chose qui soit adapté, intéressant, conforme à ce que j’ai envie de mener en terme de musique également. et les seuls autres moments où je suis obliger de payer de ma personne c’est pendant les stages. Là, on est dans un travail de formation, sur de l’entraînement, de l’acquisition de compétence pour pouvoir venir à bout de ce projet là. Maintenant, ce sont les membres de l’ensemble qui seraient à même d’expliquer comment on peut gérer au quotidien la participation à ce type de projet dans un groupe très éclaté en parallèle avec ce qu’ils font dans leur propre groupe.
DN - Et qu’est–ce qui est simple ?
FN - Cette année, ce qui a été simple, c’était de trouver des participants, on a croulé sous les demandes ce qui prouve que le projet intéresse beaucoup de monde et au fur et à mesure que les réalisations s’enchaînent année après année. Ça prouve qu’un certain nombre de sonneurs Divroet n’ont pas à avoir honte de la manière dont ils sonnent, la preuve c’est qu’ils sont reconnus pour leur qualité et leur valeur intrinsèque.
Et puis du côté des sonneurs, il y a « l’envie » : une mentalité volontaire. Ce n’est pas simple de se réunir autour du projet, on ne fait pas trois stages dans l’année avec toutes les contraintes que ça impose en matière de blocage de week–end, de déplacements, de temps sacrifié sur son temps libre et de travail personnel et puis aussi l’investissement financier parce que ça fonctionne beaucoup sur le bénévolat, chacun y va de sa participation financière. Les gens donnent beaucoup. Et pourtant, tout semble être si simple ! Parce qu’ils ont « envie ».
Florian Nicolas, formation Divroet :
formation@divroet.org
Sur le site de BAS Divroet :
www.divroet.org
DN - Il y a une devise dans le groupe ?
FN - Je ne sais pas s’il y en a une. Je ne suis pas sûr que ce serait à moi d’en créer une. C’est à ceux qui l’ont vécu d’en tirer une maxime qui leur ressemble…
Une suggestion d’un participant : toujours plus loin…toujours plus haut. Oui ce serait la plus exacte.
J'ai choisi de participer au concours d'ensemble bombarde à Menez Meur comme une sorte de retour aux sources en tant que sonneur expatrié et parce qu’en Divroet, nous n'avons guère, en dehors de ce concours, la possibilité de sonner en groupe avec des personnes venues de tous les horizons, de tous les bagadoù Divroet. Ensuite, c’est un challenge car ici nous sonnons face à d'autres ensembles de bombardes bretons (nous sommes aussi bretons qu’eux mais ils ne le comprennent pas) et parce que Divroet est une entité, c’est un esprit totalement différent de celui des bagadoù bretons purs et durs. Nous n’avons pas cet esprit de concours, nous faisons de la musique parce que nous en avons envie, envie de se faire plaisir et envie de faire le mieux possible avec nos moyens.
Cette participation nous permet de nous situer, de voir ce que nous valons, de prendre conscience de nos difficultés. Nous avons notamment plus de mal que les bagadoù bretons à trouver des gens motivés et nous devons faire face à de gros problèmes de formation et de formateurs. Ensuite, vu l’éparpillement géographique des membres du groupe (de Lille à Dijon et de Strasbourg à Bordeaux) il est plus difficile pour nous de travailler en groupe d'où ce challenge. Nous nous voyons très peu, beaucoup de travail individuel mais nous nous faisons quand même vraiment plaisir à travailler en vue de ce concours. D'autre part, il y a l'ambiance festive et le plaisir de retrouver les amis.
Pourquoi Menez Meur ? Pour jouer de la bombarde, pour jouer ensemble, progresser, rencontrer d’autres sonneurs. Nous progressons et jouons des répertoires qu’on n’aurait pas pensé jouer dans nos ensembles respectifs je pense. Ça me plaît beaucoup, c’est la deuxième année que je le fais. Ce n’est pas facile parce que si on compare avec les ensembles bretons qui font ce type de concours on a deux répétitions d’ensemble en tout et on arrive sur un répertoire qui pour nous n’est pas simple. C’est extrêmement gratifiant. Ça demande pas mal de travail et un investissement personnel. Il y a l’ambiance aussi, rencontrer des sonneurs qui jouent dans des ensembles Divroet, ça crée un esprit de corps symbole de la même fédération. C’est un peu une marque de fabrique de la fédération avec les moyens du bord, chacun y mettant de sa poche, donc ça prouve aussi la motivation des gens. On n’est pas subventionné, les gens y mettent leur investissement personnel et financier et ce n’est pas en fonction des moyens de chacun puisque c’est divisé au prorata. Je ne sais pas à combien ça monte, une centaine d’euros au moins, ça c’est significatif et sans pour autant que les sonneurs en retirent une reconnaissance des instances dirigeantes.
Pour l’expérience humaine et musicale, pour apprendre avec une personne qui s’y met très fort : Florian Nicolas. Et pour rencontrer des gens de tous horizons, passer un week–end sympa avec eux mais principalement pour faire de la musique, c’est la première idée. Je ne suis pas une bête à concours même si j’aime ça parce que ça permet de bosser. J’estime que s’il n’y a pas les concours pour mettre la pression on ne bosse pas. Ça permet de bien travailler et de progresser sur l’instrument et surtout voir des suites sympas. J’aime beaucoup l’écriture de Florian, je prends beaucoup de plaisir à jouer ce qu’il propose. Personnellement j’en retire beaucoup de satisfaction une fois que c’est fait. L’année dernière on a super bien gazé, on étaient contents. L’année dernière toujours, j’ai connu des gens que je revois cette année, et aujourd'hui j’en rencontre encore d’autres. Se revoir une fois par an pour Menez Meur quand on est issus des 4 coins de la France, c’est sympa. Voilà !
C’est un bon moyen de rassembler des personnes de bagadoù hors Bretagne, c’est une des raisons et je pense que ce ne sont pas les plus mauvais qui se retrouvent là, en tout cas en répétition ça sonne. Techniquement, il y a quelques points à régler mais c’est surtout des problèmes de concentration. Point de vue humain, c’est une excellente ambiance, il n’y a pas de querelles de clocher, ça se passe vraiment très bien et au niveau ambiance c’est à la hauteur de ce qu’on peut trouver dans un pupitre bombarde en Bretagne. Des gens sympas, accueillants, qui mettent la main à la pâte, c’est convivial. Le fait d’avoir des gens de partout fait la diversité qui fait avancer et c’est très bien d’avoir des personnes d’horizons différents. Personne ne reste dans son groupe, renfermé sur lui–même. Ça donne de très bonnes choses cette diversité, on a pu s’en rendre compte ce week–end. C’est une ouverture d’esprit. Les gens ne restent pas avec ceux de leur formation, ils sont curieux de voir ce qui se passe dans d’autres groupes et je trouve ça très bien.
Divroet New(e)z - Depuis combien de temps fais–tu partie du groupe Skolvan ?
Gilles Le Bigot - Depuis sa création en 1984.
DN - Ça t’est venu comment cette collaboration ?
G LB - Je faisais partie du groupe GALORN avec Jean Michel Veillon entre 1978 et 1981, je cherchais donc à prolonger une expérience de groupe dans le cadre du fest–noz, qui reste pour moi un cadre privilégié pour tout jeune musicien cherchant à se produire en public. De plus le début des années 80 a vu l'émergence de groupes acoustiques (Pennoù Skoulm / Carré Manchot / Skolvan / Storvan, …) nous étions alors très influencés par le modèle irlandais (Planxty / Bothy Band) et pensions qu'il était possible de faire la même chose ici en Bretagne.
Je venais de connaître Youenn Le Bihan (sonneur à l’époque) qui m’a proposé d’intégrer le groupe qu’il était en train de créer (le nom de Skolvan est arrivé un peu plus tard)
DN - Tu es spécialisé en musique bretonne aujourd’hui, et pour autant, tu aurais pu travailler sur n’importe quel registre. Pourquoi avoir choisi ce style de musique ?
G LB - Mon parcours musical a débuté par la chanson, puis à 14 ans j’ai été bassiste dans un groupe de rock. C’est à 15 ans (1974) que j’ai commencé la guitare ‘folk’ très naturellement (et comme la plupart des guitaristes à l'époque) par le folk américain de Doc Watson et le folk baroque de John Renbourn. Bien entendu le blues n’était pas loin et reste aujourd’hui pour moi l’une de mes musiques préférées.
Puis j'ai découvert en 1975 et grâce à Alan Stivell (que je ne remercierai jamais assez) qu’il y avait une musique en Bretagne (j’habitais St Brieuc, la tradition y était absente…). Pour un jeune guitariste qui continuait à vénérer Jimi Hendrix, la guitare de Dan Ar Braz a été un choc, une révélation (quel bonheur de jouer à ses côtés plusieurs années après dans l'Héritage des Celtes !). En 1976, il y a eu le premier voyage en Irlande, la découverte de la musique et des groupes, puis les festoù–noz et le grand bazar qui se met en marche… (voir chapitre précédent).
Je pense que les Irlandais m'ont révélé qu’il était possible de jouer la musique du pays où on est né. J’avais acquis la certitude, à la fin des années 70, qu’il y avait quelque chose de passionnant à faire avec la musique bretonne… Comme nous étions quelques–uns à penser la même chose (Jean Michel Veillon, Jacky Molard, Soïg Sibéril, Christian Le Maître…) alors pourquoi pas tenter l'expérience !
La suite a été la rencontre et la collaboration avec des musiciens issus de la tradition (Youenn Le Bihan / Skolvan. Yann Fanch Kemener / Barzaz, etc.) quand d’autres créaient des groupes tels que GWERZ qui restera mon groupe préféré.
DN - Tu joues d'un autre instrument ?
G LB - Je me suis essayé à beaucoup d’autres instruments. À la fin des années 70, j’ai essayé la harpe celtique puis le concertina. Plus tard j’ai essayé le piano, sans succès non plus, puis la contrebasse avec beaucoup plus d’assiduité, aujourd’hui j’ai gardé le tambura bulgare que j’ai adopté en concert. En fin de compte chacun de ces instruments apporte un éclairage différent sur la musique, mais la guitare restera l’instrument qui me permet le mieux de m’exprimer.
La musique de bagad ? « une évolution extraordinaire »
DN - En tant que musicien professionnel, quel est ton regard sur la musique de bagad aujourd’hui ?
G LB - Je pense que la musique de bagad a suivi le même parcours que la musique de groupe depuis environ 25 ans. C’est à dire une évolution extraordinaire qui a contribué à tirer la musique et la culture bretonne vers le haut. J’ai beaucoup de respect pour la musique de bagad et pour le travail impressionnant réalisé par des musiciens dits ‘amateurs’ qui n’ont bien souvent rien à envier à d’autres musiciens dits ‘professionnels’.
DN - Tu penses qu'il s'agit d'une bonne chose alors ?
G LB - Oui, je pense qu’une évolution est toujours bénéfique, je pense plus généralement que plus il y a d’expressions différentes sur la base de notre musique et plus ceci est la preuve d’une bonne santé, même si je ne partage pas toujours les directions prises et les choix musicaux (mais les goûts et les couleur…) en ce qui concerne les bagadoù, le niveau technique est incontestable, voire impressionnant.
DN - Selon toi, faudrait encore y apporter des points d’amélioration ?
G LB - Heureusement ! Le jour où une musique ou un style musical ne pourra plus être amélioré, ce sera le signe d’une disparition prochaine…
Je pense que du côté du pupitre percussions il y a encore des choses à trouver, peut être dans le sens d’un allégement (ça part parfois un peu dans tous les sens).
Concernant les autres pupitres, je trouve que cela pêche parfois dans le domaine de l’orchestration et en particulier dans le domaine des nuances. Par exemple, s’il y a 15 bombardes, pourquoi faut–il qu’elles jouent toutes les 15 pratiquement tout le temps. En fin de compte le bagad est un orchestre qui devrait fonctionner comme un orchestre symphonique, la puissance est telle qu’il faut l’utiliser par petites touches, uniquement pour souligner un propos musical à un moment précis. C’est parfois ce que l’on entend déjà, mais je pense qu’il faut aller beaucoup plus loin encore dans ce domaine. Le bagad devrait pouvoir faire des stages sous la direction de chefs d’orchestres ou de musiciens arrangeurs qui proposeraient à partir du répertoire existant des solutions différentes, qui pourraient inspirer par la suite les penns sonneurs.
DN - Tu aimerais retravailler sur un projet avec tout un bagad ?
G LB - Oui bien sûr, j’ai eu une expérience d'environ 10 ans avec le bagad Kemper, les premières ‘incursions’ dans l’orchestre ont été difficiles, car le bagad est une ‘bulle’ tellement complète qu’il est difficile de s’y intégrer. Mais avec le temps les choses se sont décantées et je garde en mémoire deux grands moments de bonheur avec le bagad Kemper : HEP DISGROG le disque enregistré en studio et bien entendu le spectacle AZELIZ IZA. Une nouvelle collaboration n’est du reste, pas exclue, nous en avons déjà parlé avec Jean–Louis Hénaff et ce sera à nouveau pour moi un grand plaisir. J’aimerais en effet prolonger ce travail en essayant cette fois d’intervenir en amont, c’est à dire participer à l’arrangement du bagad en y intégrant tout de suite la place des cordes (ou autres instruments extérieurs intervenant), au lieu de poser des guitares sur un morceau déjà orchestré.
DN - Il y a une partition / un air que tu aimes particulièrement et voudrais nous conseiller ?
G LB – Très difficile à répondre… Le bagad est aujourd’hui capable de presque tout jouer et le répertoire breton est infini.
DN - Tu peux nous expliquer ce que c’est que l’accord ouvert ?
G LB - L’accord ouvert est en réalité une option qui consiste à remplacer l’accord dit ‘standard’ (le temps d’un morceau ou, comme dans mon cas, de manière définitive) en accordant la guitare à vide de manière différente. L'accordage standard est en partant de la corde grave: mi/la/ré/sol/si/mi; L'accord ouvert que j'utilise (DADGAD) est : ré/la/ré/sol/la/ré. J'ai adopté cette manière de jouer en 1979, constatant que ‘l’effet bourdon’ était plus indiqué pour accompagner la musique bretonne, qui est plutôt ‘modale’.
DN - Comment est–il né ?
G LB - Sur la guitare, l’accord ouvert est né du blues (il y a une multitude de façons de ré-accorder la guitare) avec la technique dite du ‘bottle neck’ les vieux bluesmen chantaient en s’accompagnant de cette manière. Dans les années 70 l’accord ouvert (DADGAD) a été repris par des guitaristes irlandais comme Micheal Ô Domhnaill (Bothy Band) ou Pierre Bensusan en France.
En Bretagne nous étions deux (Soïg Sibéril et moi) à adopter cette technique au même moment, depuis cette ‘option’ est devenue une sorte de ‘standard’ en Bretagne, sachant qu’il n’y a aucune exclusivité là–dedans et que l’accord standard reste tout à fait possible.
DN - Tes projets d’avenir pour l’année qui vient tournent autour de la musique bretonne ?
G LB - Mes projets sont multiples. SKOLVAN continue son petit bonhomme de chemin, nous avons sorti le ‘LIVE IN ITALIA’ en 2004 et allons tranquillement nous acheminer vers un nouveau répertoire avec des festoù–noz et de nombreuses tournées à l’étranger (version concert).
EMPREINTES a été donné en concert au mois de janvier 2005 pour la 3e fois, l'équipe est composée de : Marthe Vassallo/ Jean–Michel Veillon/ Bernard Le Dréau/ Ronan Pellen/ Erwan Volant/ Ludovic Mesnil. L’ensemble a énormément gagné en maturité et je travaille actuellement sur un nouveau répertoire de compositions avec une résidence à la clé en début d'année prochaine et, j’espère, un nouveau CD courant 2006.
En musique de groupe, je citerais enfin LES VOIX DE LA TERRE (Karen Matheson/ Karan Casey/ Marthe Vassallo/ Julie Murphy + 9 musiciens) avec qui nous serons à nouveau au Festival de Cornouaille le dimanche 17 juillet. C’est par ailleurs un concept que je souhaite développer à l’avenir.
En projet : « Des festoù–noz et de nombreuses tournées à l’étranger. »
Concernant les petites formules, je continue le travail avec le TRIO DIZANO : Guitare, Accordéon, Clarinette (avec Loig Troel & Franck Fagon). J’ai repris ma collaboration en duo avec Jean–Michel Veillon (DUO VEILLON / LE BIGOT) pour l’instant en fest–noz. D’autre part, je travaille pour la première fois en duo avec Soïg Sibéril, sur le concept de la ‘Guitare Celtique’.
Le premier concert du DUO SIBERIL / LE BIGOT a eu lieu à Carhaix le 03 juin dernier, cette expérience était importante car nous nous côtoyons depuis très longtemps et avons été les deux guitaristes à introduire l’accord ouvert en Bretagne, c’était donc la rencontre, pour la première fois.
Enfin je serai en tournée du 22 juillet au 06 août avec le DUO O’CONNOR/ LE BIGOT, Gerry O’Connor est le fameux violoniste irlandais qui fait actuellement un tabac en Irlande avec son disque solo ‘Journeyman’ c’est par ailleurs un ami de longue date avec qui j’ai joué au sein du groupe irlandais ‘La Lugh’ et tourné en Bretagne avec le groupe Etna Trio.
DN - Ton mot de la fin
G LB - On ne s’ennuie pas en Bretagne !
L’intégration des « débutants » pour un concours ou pour des prestations est toujours un moment important dans la vie d’un groupe. Cela traduit autant la motivation des « débutants » à progresser que le constat de cette progression ou les efforts de formation qui ont été mis en place au sein du groupe.
Passage obligé donc, et challenge réussi pour le groupe de bombardes-percussions du cercle celtique Dalc’h Mat d’Athis–Mons, emmené par leur penn–soner Mikael Herry et leur formateur Joël Le Tallec, qui s’est présenté à Locoal–Mendon et termine 2e sur les 3 groupes qui concourraient (derrière Saint–Yves Bubry et devant Elven).
Alors quand on leur pose la question, pour eux oui : il s’agit bien d’un challenge réussi !
Bien au delà du résultat, ils vous parlent de consolidation et d’homogénéisation du groupe, de l’efficacité de la formation menée depuis 2 ans, d’un renforcement des liens entre les sonneurs, d’une ambiance, de musicalité,…
Il s’agissait d’un week–end haut en surprises, en tumultes et en rencontres, ils ont pris les donnes comme elles se présentaient, avec l’envie et une bonne dose de bonne humeur. Rétrospective :
(3 semaines avant le concours)
Dans la catégorie « invité », j’appelle Keriz :
– On a monté un groupe bombardes–percussions pour aller faire le concours de Locoal, et on se disait… si ça vous tente, vous êtes les bienvenus.
– Ok ! … … … comptez 3 bombardes de plus, on arrive !
(à 2 semaines du concours)
Dans la catégorie « designer », je demande Camille :
– Ce serait bien d’avoir tous le même costume, ou un T–Shirt pareil… et puis un nom de scène aussi, qu’en dites–vous ?
– Je vous ai dessiné un modèle. Il vous plaît ?
Dans la catégorie « transformateur », j’appelle Maïkel :
– Le kost’ er hoed, on ne le joue pas un peu rapide ?
– Oui, on n’y est pas vraiment… bon, allez, on change, on va faire le loudéac à la place.
Dans la catégorie « pessimiste », je demande Natacha : – Les p’tits loups, rendez–vous au tas de sable ! …
Dans la catégorie « optimiste », la réponse de N. Pétard : – Ok, je prépare ma pelle et mon seau.
(1 semaine avant le concours)
Dans la catégorie « junior », j’appelle la fée clochette :
– C’est bête, sur Iko–Iko, ç’aurait été bien d’avoir un tambourin.
– Euh, moi, j’ai jamais fait de percussions, mais je veux bien essayer… j’ai toujours rêvé de faire ça.
Dans la catégorie « anxieux », j’appelle Nicolas :
– Bon, eh bien ça tourne pas mal ! Maintenant, faut voir comment ça rend en extérieur. On verra ça à la répé de samedi.
– Euh… redis–moi, ça se passe comment, le concours ?
(la veille du concours)
Dans la catégorie « surpris », j’appelle le penn, Maïkel :
– Il paraît que vous avez changé des choses pendant que je n’étais pas là, mercredi ?
– Oui ! Finalement, on a décidé que sur Marco Polo, on n’allait pas jouer de la bombarde… On va chanter à la place.
Dans la catégorie « danseurs », j’appelle les bombardes – un petit jeu scénique sans conséquence :
– Alors pendant que Romain fera son solo, chaque groupe se balancera de gauche à droite sur la musique. Alors je propose que nous, on parte jambe gauche et vous jambe droite.
– Et alors donc… euh, je pars sur quelle jambe, moi ?
Dans la catégorie « trafiquant de scotch », je demande R. Pétard :
– Ok, ce coup–ci vous n’aurez plus d’excuse, je vous ai préparé un bâton entier plein de scotchs ! Qui qui n’en veut ?
Dans la catégorie « blessé », j’appelle le formateur percussions, Matthieu :
– Allo ? … comment s’est passée la répé ? … euh, j’appelle parce que j’ai une mauvaise nouvelle. Je suis tombé, et… eh bien, j’ai une fracture du poignet gauche et ils m’ont mis un plâtre.
– …
Dans la catégorie « penn chanteur », j’appelle Sébastien :
– Ah, ça fait vraiment bien de rajouter les chants au début !
– Oui ! Mais il faut le faire avec du cœur, comme les chanteurs de Kan ha Diskan (et d’entonner la mélodie – orientale)… la la la la la la lenn nnnoooo !
(le jour du concours)
Dans la catégorie « un pour tous », j’appelle Soazig :
– Je suis en ligne avec Matthieu, il vous fait dire qu’il part maintenant, il devrait être là dans 40 minutes.
– Ok ! N’oublie pas de lui indiquer que pour le public, c’est payant !
Dans la catégorie « juge », je demande Katell :
– Dites ? On pourrait avoir un avis favorable de la part des juges, parce que quand même, notre batteur a un bras dans le plâtre, vous voyez ? …
– Hep ! On ne fait pas dans le social, ici !
Dans la catégorie « Dieu du djembé », j’appelle Papy :
– C’est vrai, t’as les commentaires des juges ?
– Oui, et ils ont écrit que Papy avait une super aisance sur la partie djembé !
Enfin, dans la catégorie « regrettés », Dalc’h Mat souhaitait citer Pask et The Pioux, qui sont à l’origine de la suite, y ont travaillé un paquet de temps, mais qui n’ont pu les accompagner à Locoal.
Ils voulaient leur dire merci.
Huguette Perrigot
06 14 02 15 84
Email : contact…@…
45 rue du Progrès
91200 Athis–Mons
Répétitions :
mercredi - samedi.
À en croire Gilbert, entretenir une bombarde, c’est à peu de choses près comme entretenir une clarinette ou une flûte traversière. Rien de plus simple, ce qui est important, c’est que, quelque soit le bois, buis ou ébène, il faut d’abord et surtout penser à le nourrir régulièrement.
Divroet New(e)z - Pourquoi lui mettre de l’huile ?
Gilbert Hervieux - Parce que si on ne l’entretient pas, le bois va sécher. Le bois, ce n’est pas un matériau mort comme de l’aluminium par exemple, si on ne le nourrit pas, il va se déformer, se rétracter ou se gondoler, selon les bois travaillés.
Mais une chose est sûre, l’instrument va bouger, s’altérer, et très souvent finira par se fêler, auquel cas vous êtes bons pour recommander un nouvel instrument, c’est irrattrapable…
Lorsque vous achetez un instrument, soyez attentifs aux conseils d’entretien qui vous sont prodigués. N’hésitez pas à poser des questions le cas échéant. Mon conseil en la matière : utilisez de préférence de l’huile d’amande douce. Très régulièrement.
DN - Pourquoi de l’amande douce ? Toutes les huiles « pour bois » ne conviennent–elles pas ?
GH - Non, effectivement. Prenons l’huile de lin par exemple. Il s’agit d’une huile typiquement inadaptée pour un instrument. Il ne faut surtout jamais mettre d’huile de lin sur quelque partie que ce soit de vos instruments. C’est un siccatif, ce qui signifie que la propriété de cette huile est de déposer une pellicule sur le bois. Dans le bâtiment par exemple, on l’utilise pour protéger volets et portes des intempéries. Cette pellicule est très protectrice, mais appliquée pour l’instrument, elle déclenche des effets tout à fait inverses de ceux attendus : l’épaisseur d’huile augmente et finit par gravement altérer le son de l’instrument. Le seul cas où elle est cependant utilisée est lors de la fabrication d’instruments, notamment en buis, à des fins uniques de stabiliser le bois, puis elle est essuyée.
« L’huile d’amande douce permet de gagner en puissance, en harmonique »
A contrario, l’huile d’amande douce possède toutes les qualités requises à l’entretien du bois : elle le protège, le nourrit et permet de gagner en puissance, en harmonique, notamment avec le buis, en assurant une meilleure fluidité du son.
DN - Comment sait–on quand il faut en mettre ?
GH - De façon générale, il est nécessaire d’en passer une fois par mois à l’intérieur de l’instrument, à l’aide d’un écouvillon de laine (fait sur mesure) ou de nylon (mais c’est moins pratique – Le fait de passer un écouvillon de nylon n’a aucune incidence sur le bois).
Dans certains cas, il faudra cependant apporter un soin particulier à l’instrument : les flûtes traversières, par exemple, ont besoin d’un entretien pertinent lorsqu’elles sont neuves : dans un premier temps il faudra leur appliquer de l’huile toutes les semaines, , à l’intérieur et à l’extérieur, puis tous les 15 jours, enfin tous les mois, comme tout instrument en bois.
Un autre exemple : si une cornemuse écossaise n’a pas servi depuis un moment, il est indispensable de passer de l’huile d’amande douce avant de jouer. La raison tient du bon sens : lorsqu’on envoie de l’air humide, le bois gonfle à l’intérieur tandis que l’extérieur ne bouge pas, cela risque donc de le casser.
Le risque est le même dans le cas de l’utilisation de téflon, notamment sur les souches de cornemuses car le bois y perd de son élasticité. Le bois, devenu cassant, l’humidité crée une surpression. Pensez également à refaire vos filasses régulièrement afin d’aider le bois à « respirer ».
DN - Peut–on en passer aussi sur les clés ?
GH - Le nettoyage des clés se fera au chiffon avec un produit à base d’ammoniaque (du style mirror) selon leur composition. Attention, certains nettoyants peuvent abîmer les clés. C’est le cas de l’huile d’amande douce par exemple, elle agit sur le métal.
Si vous n’avez pas de nettoyant adéquat, vous pouvez utiliser de l’huile moteur, mais évitez de les démonter : comme elles sont montées sur un support en bois, elles risquent, à force de montage et démontage, de prendre du jeu.
DN - Et l’eau dans tout ça ? C’est à bannir ?
GH - On pourrait passer la bombarde de temps en temps sous l’eau effectivement. Autrefois, il est vrai qu’on trempait régulièrement les bombardes dans l’eau, mais l’expérience a montré que la durée de vie de l’instrument diminuait. Je conseillerais l’utilisation de cette méthode avec prudence.
Enfin, pour vos anches de bombardes, le meilleur entretien que vous puissiez leur donner est votre salive, beaucoup plus pénétrante que l’eau. Si vous prenez une anche de bombarde, que vous la salivez pendant 2 ou 3 secondes, elle va être plus au point au niveau son que si vous l’aviez trempée dans l’eau pendant 10 minutes. L’effet est très différent, certes, mais vous gagnez bien en timbre.
J’ai appris à jouer de la clarinette et de la bombarde en parallèle avec Yves Castell.
Aujourd’hui, je joue surtout en couple bombarde/biniou koz, avec Jacques Beauchamp. J’ai joué avec JP Pedron, participé à de nombreux concours, en ai gagné quelques uns : Gourin, Monterfil, la Bogue d’Or à Redon, concours de kas abarh à Branderion.
Je joue également en trio avec Mahé et Hervieux (comme ici sur la photo) et je fais parti du groupe des chanteurs du « Pays de Vilaine ».
Gilbert Hervieux et Jacques Beauchamp sont devenus des spécialistes du Gallo–Vannetais grâce à l’énorme travail de collectage qu’ils pratiquent depuis plus de 20 ans.
Une passion qui les suit également dans leurs activités respectives : Gilbert au sein des « chanteurs de Vilaine », et Jacques au travers de son accordéon (il retransmet une musique de grande finesse).
Leur jeu, dynamique et sensible, est directement inspiré des chanteurs traditionnels. Ils ont remporté maintes fois la « Bogue d’or », et ont été champions de Bretagne en 1995.
Gilbert Hervieux, facteur
Le Val
56350 Rieux
02 99 91 90 68
www.hervieuxglet.com
Enfin, un dernier conseil, mais qu’on ne redit jamais assez : ne laissez pas vos instruments en plein soleil ou près d’une source de chaleur, surtout si vous venez tout juste de les « nourrir ». Rien de mieux pour casser le bois.
Les accordeurs sont depuis quelques années de plus en plus utilisés en musique bretonne, aux dires des spécialistes plus à des fins de « dégrossir » l’accord d’ensemble que pour travailler à l’ajustement des bourdons ou de l’accord bombardes.
La difficulté dans l’achat d’accordeurs réside dans le fait qu’il existe tout format et tout prix. Si les premiers prix se situent autour de 15 €, ils peuvent très facilement monter jusqu’à plusieurs centaines d’euros. Alors comment choisir ? Comment s’y retrouver dans le dédale des magasins de musique et la multiplication des appareils ?
Sachez que les appareils offrant à l’heure actuelle le meilleur rapport qualité–prix ne sont pas forcément des accordeurs spécifiquement adaptés aux instruments traditionnels ou à vent… Non, en ce moment, les plus vendus dans la « communauté » de musiciens bretons sont de la marque Korg : des CA20 ou des CA30 (autour de 25 €).
Le Korg CA30 est une très bonne affaire : il est très précis, rien à redire, avec une utilisation très simple (mais comme tout appareil électronique, il n’aime pas trop être au soleil…).
Un autre instrument qui semble répondre aux attentes des instrumentistes à vent est le Korg AW-1. Beaucoup plus léger, il est muni d’une pince permettant de le fixer directement sur l’instrument. Mais sa spécificité réside surtout dans le fait qu’il utilise deux techniques en une pour permettre un accord plus fin : par la détection des vibrations via un micro piezo et le second par la détection du pitch (la hauteur de la note) à l’aide du microphone incorporé.
Dans la lignée des accordeurs haut de gamme, voici le Peterson VS-II Programmable Virtual Strobe Tuner. Celui-ci n’est utilisé pour l’instant en Bretagne que par les bagadoù de Cap Caval, Perros-Guirec et la kevrenn An Arvorig mais fait ses preuves depuis quelque temps déjà outre-Manche dans certains pipe band. Ses atouts : une précision à tomber par terre (1/10 cent = 0,025 Hz), des fonctionnalités complètes. Il est notamment utilisé par les fabricants de piano pour accorder leurs instruments. Il convient à tous les types d'instruments : percussions, à vents, à cordes,… Associé à un micro dynamique unidirectionnel, cet accordeur permet de faire plus que dégrossir, c'est à notre avis un accordeur qui pourrait bien devenir la référence d'ici peu !
Cependant, technique de spécialiste ou non, beaucoup s’entendent pour dire, qu’il s’agisse d’une bombarde ou d’une cornemuse (et d’autant plus si elles sont en bois), que rien ne remplacera jamais la bonne oreille du « penn accordeur ».
Après Breizh de comptoirs, Jean–Paul David publie Mam’ Goudig, 2e tournée aux éditions Jos le Doaré. Mam’ Goudig est une grand–mère bigoudène que Jean–Paul David dessine sur des cartes postales et qu’il fait vivre désormais dans ses bandes dessinées. Inspiré de son histoire personnelle, le personnage est emblématique de la grand–mère bretonne. "La vraie Mam’ Goudig ne portait pas la coiffe mais les paroles que prononce mon personnage sont celles de ma grand–mère", reconnaît–il.
Nous avons décidé, Gilles LOZAC’HMEUR et moi–même, d’enregistrer tous les concerts de l’été 2004... tous sauf un à Guidel, faute de place.
J’adore jouer dans ces lieux magiques pour le cadre, l’ambiance, la sérénité mais surtout pour le rapport privilégié avec le public et l’acoustique exceptionnelle de ces véritables sites culturels bretons.
Les ingénieurs du son (Maurice Valat, José Nedélec, Cédric, Jean–Pierre) et moi–même avons pensé cet enregistrement comme s’il s’agissait d’un seul et unique concert.
« Waiting for an Echo » prend une direction plus acoustique que les albums précédents avec une bonne dose d’inspiration traditionnelle qui ravira tous les fans de ce groupe exceptionnel. « …Le plus grand des groupes américains d’origine irlandaise… 5 musiciens qui développent une puissance vocale et instrumentale incomparable…» The Times «…album rempli de plaisirs inattendus… » Acoustic Guitar « …le meilleur groupe traditionnel irlandais du monde… » Boston Herald
Parmi les bagadoù disparus mais restés mythiques, nous ne pouvions passer à côté de Bleimor. Certes ce CD n’est vraiment pas nouveau, mais nous souhaitions vous inviter autour de ce bagad et de sa musique qui commence peut-être à dater, mais encore de tellement bonne qualité musicale. Comme vous, nous avons eu un jour la curiosité d’écouter, « pour voir », la raison pour laquelle Bleimor fait toujours parler de lui. Allez l’écouter !
Un live, un rêve, un long rêve émaillé de bombardes claires, de rythmes saccadés comme des claquettes, du souffle puissant des cornemuses… Voilà pour la solidité du « trad ». Et voici qu’éclatent la fantaisie, le son lumineux des cuivres, que s’avance le velours de la guitare, l’émotion de la flûte jaspée de cordes et du doigté sur piano électrique : Breizhoù universels, les « Brieg » s’inspirent aussi de musique andine, de sonorités berbères. Mélangez le tout, secouez très fort, ça donne du rock celtique. C’est fou ! fou ! fou !… » Angèle Jacq
Le voilà !
Le CD/DVD des TDM existe enfin. Vous pouvez vous le procurer en téléchargeant le bon de commande au format PDF.
Il sera également disponible en boutique : distribution Coop Breizh.
Extraits MP3 du nouvel album
Pourquoi les bagadoù marchent–ils en sonnant ?
Parce que les cibles mouvantes sont plus difficiles à atteindre.
Le contenu de ce numéro est la propriété de Bodadeg ar Sonerion Divroet et ne peut être réutilisé sans son autorisation.