Bimestriel - Numéro 5 - Septembre 2005

C’est la rentrée. Après l’effervescence des concours de Lorient et la léthargie de la période des vacances qui s’éloignent déjà, chacun va reprendre le cours de ses activités. Aussi, l’équipe du Divroet New(e)z s’est remise au travail pour vous présenter ce 5e numéro, suivi très bientôt d’un “ spécial concours ”. C’est un projet qui nous tenait à cœur depuis longtemps : rassembler des idées traitant d’un même sujet, les structurer et les mettre à plat, pour les rendre accessibles…
Aujourd’hui, l’équipe de rédaction regroupe des personnes qui viennent de différents coins de France : la journaliste vient d’Aquitaine, les deux pigistes d’Île de France, le relecteur du Sud-Ouest, nous avons aussi deux spécialistes des systèmes d’information, l’un de Bretagne et l’autre de région parisienne, sans oublier des “ chefs de rubrique ” partitions, etc. Mais il y a également tous ceux qui nous aident et sans qui ce projet ne serait pas : le bureau BAS Divroet, nos correspondants dans les bagadoù, nos amis, nos relations …
Alors vous vous demandez peut-être comment une équipe si éparse peut fonctionner ? En fait, nous apportons tous une ou plusieurs compétences nécessaires au développement de ce projet mais qui, isolées, seraient restées insuffisantes à sa mise en place. L’équipe a su immédiatement regrouper et profiter de la synergie de toutes ces compétences. L’accès à Internet et les outils de télécommunication actuels, tels que chats, visioconférences, téléphonie via le net ont fait le reste : nous permettre de tenir des réunions et de communiquer malgré l’éloignement des uns et des autres. Ainsi (et avec quelquefois le coup de pouce de nos “ informaticiens ”, il faut bien le dire), l’équipe peut travailler… en temps réel… et depuis chez soi.
Depuis ses débuts, nous nous sommes mis comme priorité de mettre les sonneurs au cœur de l’information, qu’il s’agisse d’événements BAS Divroet ou de projets en cours, notre volonté première était de vous rendre la confiance que vous nous portez, et donc, avant toute chose, de rester transparents. Par ailleurs, nous voulions créer quelque chose qui vous parle, qui soit interactif : puisqu’il s’agit de votre journal, nous avons donc trouvé tout à fait normal de vous laisser la parole. Mission accomplie ? Nous avons notre avis là-dessus, et croyez-nous, c’est avec toujours autant d’enthousiasme que nous entamons cette rentrée !
Je peux dire que notre leitmotiv reste et demeure : entraide et communication.
Bonne rentrée à tous.
Monique Le Bronec – Chargée de la communication
Les 11, 12 et 13 novembre prochain aura lieu notre stage fédéral annuel, auquel nous avons intégré deux particularités cette année : le partenariat avec War'l Leur, et donc la présence pour la 1e fois de sonneurs et danseurs au même stage, et l'ouverture des inscriptions aux sonneurs qui n'adhèrent pas (encore ?) à BAS. Est-ce normal ? … Il nous a semblé important que tout un chacun puisse se former et ainsi ne pas accentuer un éloignement dont nous avons déjà tant à souffrir.
Pourquoi la Maison de la Promotion Sociale ?
La maison de la promotion sociale est une grande structure gérée par une association loi 1901 et dont les principales activités sont la formation des personnes et des entreprises et l'accueil d'événement associatifs, culturels... Disposant de tout ce que l'on peut demander pour l'organisation d'un stage à l'échelle du nôtre : salles, self, hébergement, parking, nous avons donc pris rendez vous (un jour de RTT) avec le responsable et lui avons exposé le projet. En tant qu'asso, nous avons droit à des tarifs négociés. Nous avons reçu une proposition que nous avons soumise au bureau de BAS Divroet et le budget prévisionnel a été entériné. Petite parenthèse : la Fédération War'l Leur organisant également son stage fédéral annuel à Bordeaux, nous avons fait un package et négocié pour eux. Ainsi ce sont deux stages qui se dérouleront au même endroit aux mêmes dates. Points positifs : à 10 min de bordeaux, c'est un lieu bien desservi en transport et à proximité immédiate de la rocade.
Mais au fait ! … comment s'organise un stage fédéral ?
Organiser un tel événement, a fortiori sur plusieurs jours, c'est bien sûr d'abord trouver un lieu avec plusieurs salles. Mais qui dit salles dit nombre de participants ! C'est pourquoi cette année, BAS Divroet a pris une nouvelle orientation en demandant une sorte de préinscription. Il est bien entendu que les gens ne savent jamais complètement à l'avance s'ils pourront venir, mais bon, cela vaut toujours mieux que rien du tout… On peaufine alors en se basant sur les effectifs moyens des années précédentes. On ciblera les recherches selon les effectifs… selon les points forts tels que restauration et hébergement à proximité… et selon le coût de revient naturellement (les salles / l'hébergement / les repas sont normalement toujours payants).
Alors disons que nous avons un bagad, dont les membres (tous bénévoles) se présentent auprès de BAS Divroet (auprès du secrétaire) pour demander à organiser le stage fédéral de l'année suivante. Ils trouvent une structure pouvant accueillir tout ce petit monde… le dernier casse-tête commence : nos joyeux drills doivent maintenant réfléchir comment passer une soirée bien sympa tous ensemble (une soirée au bar, un fest-noz, … ?). BAS Divroet quant à lui s'occupera de collecter l'argent des participants au stage, et de s'acquitter des frais du stage (salles, …) en retour, et en parallèle de « recruter » des formateurs (bénévoles eux aussi) qui souhaitent échanger autour des connaissances et compétences dont ils disposent. En dernier lieu, BAS Divroet consacrera un temps du stage à son AG annuelle.
Disons-le bien fort : organiser un stage est un travail d'équipe, une organisation autour du dialogue et de l'écoute, une volonté de groupe à ériger et mener à terme un projet, une envie de créer une cohésion autour de tout cela... un peu ce que nous faisons tous, tous les jours, quand nous sonnons, non ?
Divroet New(e)z - Depuis combien de temps sonnes-tu ?
Gurvan Sicard - Pour commencer, je ne sonne pas… je fais du bruit !
J’ai commencé la batterie fin-91, avec mon parrain Ronan Sicard qui m’avait collé une paire de baguettes entre les mains pour mes 13 ans. J’ai rapidement appris les bases avant que Ronan nous (mon cousin Kenan et moi, ses « poulains ») fasse intégrer la Kevren Brest St Mark avec laquelle nous avons participé aux manifestations de Brest 92… C’était ma première sortie ! Nous avons quitté St Mark à la fin de la saison 92 et Ronan a continué à me faire travailler en 93. Nous avons ensuite rejoint Kenan à Cap Caval à l’automne 93 et concouru en 3e catégorie en 94, 2nde en 95 et 1e depuis 96.
“ Participer à ces concours, ça permet de se remettre en cause ”
Ronan a mené le pupitre et nous a fait progresser jusqu’à la fin de la saison 97 puis m’a laissé les rênes. C’était une aventure complètement nouvelle et passionnante, pour moi comme pour les autres du pupitre, dont la moyenne d’âge était à peine de 21 ans.
À côté du bagad, j’ai toujours pris part aux concours de solistes, depuis que j’ai commencé à jouer. Je trouve que c’est important de participer à ces concours, ça permet de se remettre en cause à chaque fois, de mieux se connaître et de progresser constamment, même s’il est difficile de dégager du temps pour les préparer et de trouver des sonneurs motivés et disponibles pour être bien accompagné.
DN - Au bagad, on t’a donné un surnom ?
GS - Non, j’en avais déjà un en arrivant… “ Gus ” remonte à l’école primaire, en CM1, et m’a suivi depuis, au collège, lycée, à l’IUT, IUP, au bagad, au boulot… partout !
DN - Que te dis-tu en sortant de chez toi pour aller en répétition ?
GS - “ ;#?!%$… j’suis encore à la bourre ! ”
Plus sérieusement, je n’attends que ça de toute la semaine. Répétition pupitre le vendredi soir, puis formation des débutants et du bagadig le samedi de 14h à 17h et bagad pour finir jusqu’à 19h. Sans compter les répétitions générales le dimanche dans les périodes pré-concours… D’ailleurs, en sortant de ces périodes, je ne sais jamais comment occuper mes dimanches !
Une vraie passion…
DN - Dans tes rêves de musiciens les plus délirants, on te retrouve où ?
GS - La caisse claire étant le seul instrument que je pratique, les possibilités sont assez peu nombreuses… Je ne sais pas si c’est vraiment délirant mais une chose que j’aurais bien aimé faire aurait été de partir quelques temps en Écosse ou au Canada pour jouer en pipe band, à haut niveau si possible… mais pour cela il faut du temps, de l’argent et peu d’attaches autour de soi : trois raisons qui m’ont empêchées de me lancer… Aujourd’hui à 26 ans je pense que c’est « trop tard » quand on voit les « gamins » de 18 - 20 ans qui forment les 3/4 des pupitres batterie comme ceux de Shotts ou Simon Fraser, des stars !
À part ça, j’ai fait quelques « extras » à droite et à gauche : ensemble batterie avec les batteurs du Bagad Brieg en 1999, Oposito (troupe de théâtre de rue) avec le Bagad Brieg également la même année, deux ou trois apparitions dans le Bagad de l’Extrême au sein de Soldat Louis encore en 99, d’autres avec le Meneztrell Band en 2002 et 2003 ou encore avec la batterie du Bagad Kemper au sein de Carré Manchot en 2003… Des supers bons souvenirs !
DN - Ton meilleur souvenir pour l’année 2004 ?
GS - Y’en a pas un en particulier, c’est l’ensemble de la saison de Cap Caval qui est un merveilleux souvenir !
Le Bagad, deuxième à Brest sur du bigouden avec en prime le prix terroir, deuxième à Lorient et deuxième au championnat : trois résultats jamais atteints par le groupe !
Le Pipe Band également, deux victoires pour deux participations en Bretagne, à Menez Meur et Lorient, puis une troisième place à Glasgow au World Pipe Band Championship en Grade 2 (5e en batterie) sur un total de 35 groupes, résultat historique.
Hepken, notre spectacle, joué à maintes reprises et un CD live à la clé, enregistré en avril au Triskell de Pont l’Abbé, à guichet fermé…
Et le plus important : l’ambiance du groupe, une bande de potes, une grande famille qui attend impatiemment le week-end pour se retrouver !
2004, que du bonheur…
… terni par la disparition de Lanig Riou en novembre dernier.
DN - Et la pire de tes sorties ?
GS - Sans doute l’inauguration du nouveau bateau de la Brittany Ferries, le Pont Aven, en avril 2004. Voyage Roscoff - Cork - Roscoff sur un week-end aux frais de la princesse : piscine, champagne, musique, fiesta à gogo…
Vraiment un mauvais souvenir… Lol…
“ Une caisse claire vieillit assez vite. Au bout de 3 ou 4 ans, certaines pièces se dégradent. ”
DN - Qu’est ce qui t’énerve le plus sur ton instrument ?
GS - Le fait qu’il se dégrade dans le temps : contrairement à une cornemuse par exemple qui est censée se bonifier avec l’âge, une caisse claire vieillit assez vite. Au bout de 3 ou 4 ans, certaines pièces se dégradent, les caisses sont moins faciles à régler. Il faut donc un gros budget pour pouvoir renouveler régulièrement le matériel. Idem pour les peaux et les timbres, chez nous on change tout deux fois par an. Pour 8 à 10 tambours, quand on connaît les tarifs de ces consommables, ça représente une grosse somme d’argent.
DN - Il y a une partition que tu adores et que tu voudrais nous conseiller ?
GS – Les deux March Strathspey & Reel incontournables :
- Donald Cameron / Cameronian Rant / Pretty Marion d’Alex Duthart que l’on peut retrouver dans ses bouquins.
- Highland Wedding / Atholl Cummers / Mrs Mac Pherson of Inveran de Jim Kilpatrick.
DN - Tu as d’autres intérêts en matière de musique ?
GS - The Beatles, Eric Clapton, Sting, Flook, The Blues Brothers, Bela Fleck & the Flecktones… Et beaucoup d’autres…
DN - Composes-tu ? Comment t’y prends-tu ? Quelles sont tes sources d’inspirations ?
GS - Bien sûr ! Toutes les partitions caisse claire de Cap Caval depuis 98 sont de ma composition. Je n’ai pas vraiment de secret, j’écris assez facilement et assez rapidement en général. J’essaie de me mettre les airs bien en tête et après je cogite 24h/24, au réveil, dans la voiture, en faisant les courses, etc. Ensuite quand je prends mes baguettes, il ne reste plus qu’à peaufiner !
J’écoute beaucoup les autres, bagadoù et pipe-bands, j’essaie de m’imprégner de tout ce que j’entends de bien mais sans jamais plagier. Je me permets juste un petit clin d’œil de temps en temps, mais pour la majeure partie, je fais avec ce qui sort de ma tête.
DN - Quels sont tes projets d’avenir ?
GS - Travailler encore et encore, sur le plan individuel et au niveau du groupe pour continuer à progresser encore et encore… Continuer la formation des jeunes également… la routine en fait.
Sinon, peut-être une participation au championnat du monde soliste en Ecosse en 2006, si mon budget me le permet ! Plusieurs batteurs bretons y ont déjà pris part, l’aventure me tente bien…
DN - Ton petit mot de la fin ?
GS - Fin… !!
(Crédit photos : Padrig Sicard)
De par sa difficulté, le fisel m’a toujours attiré. Au point, oui, d’avoir pu faire quelques centaines de kilomètres pour un stage de perfectionnement l’espace d’un week-end…
Départ de Toulouse jeudi matin à 00 h 43. Changement de gare à Paris, changement de train à Rennes puis arrivée à Saint-Brieuc en début d’après-midi, où il faut attendre la fin de l’après-midi que le bus pour Rostrenen parte. Arrivée au camping après 2 km à pattes sur le coup de 19 h. J’avais rendez-vous avec ma motivation (12 heures de transport ça n’use pas, ça n’use pas…) et un festival en Bretagne…
J’ai reçu un accueil formidable de la part des organisateurs quelque peu étonnés : "Comment ? Tu viens de Toulouse ? Tu viens exprès ? T’es fou !". Finalement, il y avait plus fou : j’y ai rencontré un Toulonnais spécialement venu pour l’occasion ! Comme quoi… Le temps de monter la tente et hop, retour sur Rostrenen, au pub Le bon barde, pour un mini fest-noz, histoire de se dégourdir un peu les pattes, et puis dodo.
Vendredi matin, lever aux premières lueurs de l’aube (enfin presque, il fallait être sur les lieux du stage à 9 h 30). Hop, c’est parti pour une journée de stage de bombarde. L’effectif était plutôt réduit (6 stagiaires pour 2 formateurs), la formation n’en a été que meilleure.
Le matin, nous avons bien dégrossi deux tons simpl (fisel, evel just…). Après une petite pause déjeuner, où nous en profitons pour voir les autres stagiaires (treujenn gaol, diato, kan ha diskan), nous nous sommes remis au travail et à la fin de la journée, nous avions une suite bien… ficelée et une jolie mélodie fisel. Bien sûr, il va y avoir encore un peu (oh le doux euphémisme) de boulot pour que ce soit vraiment calé et pouvoir le jouer en fest-noz mais les bases sont bien installées. Merci à Laurent Bigot et Christian Tréguier, c’était du grand art.
À peine le temps de se poser et hop, fest-noz (héhé, on n’est pas là pour rigoler !). Ne perdons pas les bonnes habitudes prises… la veille.
Au programme, que du beau monde : Pevar Den fêtait son dixième anniversaire et avait invité pour l’occasion quelques « petits » groupes : Karrigosse, le duo Bertrand, Jégou-Martin, Carré Manchot, Plantec, Guichen, Sonerien du, Pinc-Martin, Flohic-Corbel… Ah, quelle sensation merveilleuse que d’être sur un parquet où plus de 300 personnes dansent la dañs ar butun en même temps ! Dommage qu’il ne faille pas faire trop d’excès : le lendemain, il y a un autre stage, kan ha diskan…
Samedi matin, lever tant bien que mal. Là aussi, effectif réduit. La Divroetie était plutôt bien représentée : sur cinq stagiaires, il y avait deux Dijonnaises et un Toulousain…
Tout le monde était bretonnant, sauf bibi. Du coup, plutôt que de faire mon boulet, j’ai saisi l’occasion pour faire d’une pierre deux coups : stage en immersion + stage de kan ha diskan. Ifig Kastell a été d’un grand professionnalisme : les différents niveaux en breton et en technique de kan ha diskan ont été gérés à merveille et à la fin de la journée, tous en avaient assez appris pour pouvoir continuer à apprendre sans prendre de mauvaises habitudes. Le samedi, ceux qui n’étaient pas en stage d’instrument avaient la possibilité de suivre un stage de danse fisel (avec des danseurs du cercle de Rostrenen).
Le temps de souffler un peu et hop, c’est un fest-deiz suivi d’un fest-noz qui m’emporte !
Encore une fois, c’était une soirée avec des invités de marque qui annonçait une nuit forte en émotions : Karma, Spontus, Bivoac, les troncs de chou, le trio Molard, les soeurs Chauvel ainsi que les duos Le Hétet-Le Goff et Le Corre-Fustec. Là aussi, la qualité était au rendez-vous et le parquet était plein à craquer. En plus, entre deux danses, nous avions possibilité de nous aérer un peu et d’aller voir une démonstration de Gouren. Du grand spectacle !
Un gros dodo, une petite journée de tourisme pour finir, du côté de Plougastell-Daoulaz, et douze autres heures de train avant le retour à la maison.
Trois jours en Bretagne, trois festoù-noz, deux stages, sept suites fisel dansées, que demander de plus pour un poor lonesome Breton qui est such a long long way from home ?
Cette année, je n’ai malheureusement pas pu assister aux différents concours, mais pas de souci ! Je me mets ça au programme de l’an prochain…
(Crédits photo : Mickael Le Moullec)
Le 14 juillet dernier avait lieu à Carhaix le championnat national des bagadoù de 5e catégorie.
BAS Divroet s’est vu offrir la chance d’y voir deux de ses bagadoù : le bagad Pariz -Ti ar Vretoned (Paris) et le bagad Sonerien An Enez (Lille). 2 bagad, oui ! Mais sous les couleurs, tellement plus de représentants de toute la France !
Lille, ayant rencontré cette année un souci d’effectif, a décidé de faire appel à quelques sonneurs divroet qui voulaient bien venir renforcer leurs effectifs et participer au concours de 5e catégorie sous les couleurs lilloises.
Un rêve, oui ! Combien de sonneurs éloignés souhaiteraient, rien qu’une fois, voir s’accomplir le rêve d’un jour de concours : mettre son costume en silence, vérifier ses clés, son anche, ses scotchs, ressentir le stress monter à l’approche de l’aire où se dispute la compétition, se tenir prêt, et enfin jouer, ne plus s’arrêter jusqu’à ce que la suite soit finie, faire se dérouler les ornementations acquises dans l’année, répé après répé, en se souvenant des symboles griffonnés sur la partition (attention, ralenti, …), des conseils du penn, les gestes, les regards qui rassurent, la complicité vécue au sein du groupe comme si sa vie toute entière en dépendait…
Les ambitions n’étaient pas de gagner, mais de le « vivre », et y représenter au mieux les bagadoù hors Bretagne, après toutes les batailles menées dans l’année : les difficultés matérielles, l’éloignement géographique, le manque de deniers, le temps fuyant, l’inexpérience, …
C’est ainsi qu’en mai, se sont présentés des sonneurs de Melen ha Gwen (Coulommiers), de Dalc’h Mat (Athis-Mons), de Kan Marzin (Belfort) et de Boulogne sur Mer, répondant présents pour un stage de préparation. Trois sonneurs de la Kevrenn Alre sont venus y apporter leur aide studieuse, très précieuse et très (très) patiente ! Jamais découragés, ils ont même (presque) réussi à nous convertir au Kas abarh !
Ce stage fut l’occasion de travailler bien sûr la suite du concours ainsi que la technique de son instrument, mais l’échange y fut aussi gastronomique. En effet, nos amis lillois nous ont fait goûter quelques-unes de leurs spécialités (d’accord, on a mangé des frites, mais pas seulement !) comme le “ pot’je vleesch ” (diverses viandes froides en gelée), ainsi que quelques bières ambrées… Ce n’est pas sans rappeler la magnifique choucroute que nos amis de Belfort nous avaient concocté lors d’un précédant stage… Mais on s’éloigne du sujet (quoique boire, manger et jouer ne sont-elles pas les trois activités majeures du sonneur ?). Et puis il faut bien quelques avantages à être des Divroet ! Aller voir du pays (incluant naturellement les dégustations des spécialités régionales) lors de stages aux quatre coins de la France en est bien un !
Tout le monde n’a malheureusement pas pu aller jusqu’au concours, mais qu’importe ? … La rencontre et l’échange entre plusieurs bagadoù Divroet ayant eu lieu, et l’effectif retrouvé, rien ne pouvait plus empêcher le départ pour Carhaix…
Penn soner : Rodrigue LENCLUD
Amicale des Bretons du Nord
Porte Historique de Paris
Place Simon Vollant
BP 1.1331
59015 Lille cedex
06 62 88 99 13
Nous avons donné le meilleur de nous-mêmes au service d’un seul groupe, celui du bagad Sonerien An Enez ! Le temps d’une journée, nous étions tous devenus lillois.
Nous avons tous pris goût à ce mélange et ce partage de méthode et de savoir-faire musical, et même si les résultats ne sont pas ceux que l’on espérait, c’est sûr qu’on recommencera.
Et pourquoi pas rêver de le faire un jour avec des bagadoù du Pays ?
Le spectacle festif et bourré d’énergie de ce quartet réunit les rythmes de la pop et du rock avec l’irrésistible joie de vivre de la musique traditionnelle. Trois voix époustouflantes et la maîtrise de nombreux instruments (violon, guitare, contrebasse, flûte, banjo, dulcimer, mandoline, saxophone, …) leur donnent un son d’une richesse impressionnante qui s’exprime dans un programme varié de chansons et de mélodies d’Irlande, d’Ecosse, d’Angleterre, du Québec, d’Amérique ainsi que dans leurs propres compositions.
Militant d’une nouvelle musique traditionnelle en mouvement, minuit guibolles joue et compose pour vivre et faire vivre des musiques, des styles et des instruments. Une partie de plaisir, une fenêtre ouverte sur des vents venus d’ici et d’ailleurs… Pour les amoureux des mélanges, un bonheur !
Trans’plinn, qui est un ton simple plinn, est sans doute le premier qui a germé car il était déjà en cours de fabrication au moment où ce projet est né. L’idée du steel drum (bidon) est apparue de façon naturelle pour évoquer une notion de voyage et les machines électro sont arrivées en même temps par envie du côté un peu rock… (Dominique Molard). Détonant !!!
L’album “ Bretagne, terre de rythmes ” est une auto-production, aidée par le Conseil Général du Finistère, distribuée par Keltia Musique.
L’aventure musicale Mugar autour des trois flûtistes Nasredine Dalil, Youenn Le Berre et Michel Sikiotakis a été crée en juin 1996 à l’occasion du festival “ Printemps Celte ” de La Grande Halle de La Villette à Paris. Ils ont travaillé dans un esprit de rencontre et de métissage des univers musicaux de leurs cultures d’origine : celte et berbère. Répertoire traditionnel et compositions originales, emprunts et échanges, mélanges et confrontation tissent ce spectacle atypique qui fait de la différence une source de création renouvelée, à la croisée de la tradition et de la modernité. Le succès ayant été immédiat, ce qui ne devait être qu’une expérience est devenu un spectacle tournant en France et à l’étranger. Un premier CD “ kabily-touseg ” est paru en 1998, et a été très bien reçu par le public et par la presse. Le deuxième album “ Penn ar Pled ” sortira officiellement le 26 septembre 2005.
Ronan Le Bars (Uilleann Pipe), bien connu dans le monde de la musique Celtique et Irlandaise pour avoir accompagné Dan Ar Braz, Gilles Servat, Pennou Skoulm... mais aussi ayant joué avec entre autre Yann Tiersen, Claude Nougaro, Stéphane Eicher… réalise son deuxième album duo avec Nicolas Quéméner (guitare et voix) qui est un des musiciens de musiques traditionnelles le plus respecté pour avoir joué avec Arcady, Skeduz, Gilles Servat, Kornog, Hudel, Audrey Le Jossec… Pour ce deuxième opus, la présence de Ciaran Tourish, violoniste du fameux groupe Altan témoigne d’une complicité hors frontières pour ces musiciens de renom.
Combien de joueurs de cornemuse faut-il pour changer une ampoule ?
Un seul, mais il passera une boîte entière d’ampoules avant de trouver la bonne.
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