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Hors-série - Numéro 1 - Décembre 2005
I l y a un an, la fédération Divroet travaillait à la mise en ligne de ce projet de feuille de chou électronique répondant au nom de “DN” pour Divroet New(e)z. Pas simple de mettre en place un tel projet, d’assembler des articles et de synthétiser le tout avec une équipe éclatée sur la Région Parisienne, la Bretagne et le Sud-Ouest de la France… Un fonctionnement assez spécial vu de l’extérieur mais qui reflète assez bien le dynamisme et la cohésion de toute une fédération, une architecture où chaque membre trouve sa place et ses responsabilités.
Aujourd’hui, pour la fin d’année, nous vous avons préparé un numéro spécial, un Spécial New(e)z, le premier hors série des Divroet New(e)z. Pourquoi un hors série ? … Le but du DN "de série" est de collecter et diffuser des rencontres et des actualités relatives à la vie des sonneurs : interviews “ classiques ”, interviews “ brique et brosse ”, reportages, … Mais pour donner plus d’envergure à une thématique qui nous semble intéressante, nous avons choisi de préparer des numéros spéciaux.
Ce premier numéro a pour but de positionner la fédération et les bagadoù dans un ensemble. Pourquoi une fédération ? “ Pourquoi ” et surtout “ comment ” un nouveau règlement ?… Un certain nombre de questions que tous les sonneurs se posent déjà pour l’année 2006.
Nous élaborons encore et toujours des projets au sein de la fédération… dois-je vous en dévoiler quelques-uns ? Je ne pense pas, simplement, je vous affirme que cette année encore, nous, les équipes de travail de la fédération, allons œuvrer à vous mettre, à vous sonneurs, autant d’outils et d’informations à disposition que l’on peut, dans une optique de pertinence et de fiabilité. N’hésitez donc pas à nous faire parvenir vos remarques là-dessus… Toute critique est bonne à prendre.
Mais, à l’image de certains qui pensent aujourd’hui que le DN n’est rien d’autre qu’un outil d’autopromotion où le monde des sonneurs “divro” est tout beau, tout gentil… beaucoup (déjà trop) de gens penseront sans doute demain que nous nous lançons aussi dans la promotion commerciale et économique de la musique bretonne, au profit de tout aspect social et culturel qui font notre héritage et autour desquels nous travaillons tous ? … De telles remarques sont hors de propos !
Les gens qui les avancent pourraient fort bien mettre de telles pensées en parallèle avec l’évolution malheureuse de l’apprentissage de la musique offert aux jeunes sonneurs depuis quelques années : de simple phase de consommation qui permettrait à chacun de choisir son groupe dès ses premières années de pratique, cela est en train de devenir un entraînement intensif à une véritable “ navigation ” des sonneurs d’un groupe à l’autre.
Bob Haslé en parlait lors de son bilan moral l’an passé et cette année encore, le sujet a été relancé. Je pense que les années à venir devront mettre en avant les aspects sociaux de la musique bretonne loin devant les résultats et les compétitions. Pour cela, il faut vaincre ce paradoxe qui veut que d’un coté les groupes doivent se diversifier et proposer au public des prestations toujours plus variées et de l’autre continuer à concourir sous peine de se voir déclassés au fil des années…
Alors oui ! Je suis d’avis qu’enseigner, venir en aide aux groupes, les aider à diversifier leurs activités en respectant leurs spécificités, mettre en place des outils pour que les sonneurs puissent trouver seuls ou au sein de leur groupe des ressources pour progresser, c’est en grande partie le rôle des fonctions support de la fédération, mais aussi et surtout le rôle dans lequel chaque sonneur devrait trouver sa place, au sein de la fédération bien sûr, mais aussi au sein de cette famille que sont les sonneurs.
De quoi souffrons-nous ? D’un certain manque de militantisme de la part des sonneurs ? … À chacun d’y mettre du sien dans la mesure de ses compétences. À chacun de trouver sa place et ses responsabilités dès que possible !
C’est dans cette optique que je tiens à souhaiter à “ toute notre petite équipe du DN ”, ainsi qu’à tous les sonneurs de Bretagne et d’ailleurs, d’excellentes fêtes de fin d’année et vous donne rendez-vous très bientôt.
Yoann Le Goff, Vice-Président - Systèmes d'Informations
Ressentis et opinions des sonneurs se sont mêlés aux projets de BAS pour cette nouvelle année musicale qui commence. L’occasion d’apporter ensemble un nouvel éclairage pour l’avenir ?
Gageons que cette nouvelle année ne sera pas de tout repos pour le comité directeur.
Un début d’année dans les difficultés à se comprendre entre BAS Divroet et la fédération au niveau national, et un constat unilatéral : nous devons vivre notre vie sans rien attendre du national.
Puis des efforts faits des deux côtés : Florian Nicolas a été coopté au CD, et nous tentons d’être présents à chaque réunion. Les relations sont encore un peu fraîches, mais se normalisent.
Une tentative d’ouverture par delà la fédération : nous avons rédigé un petit opuscule de présentation de BASD qui a été introduit in extenso dans le rapport de BAS à la Région Bretagne, laquelle a réagi en disant “ hors sujet ”.
La compréhension s’est organisée finalement toute seule : Bob a particulièrement apprécié Divroet New(e)z, qu’il distribue dans son bagad pour illustrer “ le bon état d’esprit ” qui devrait habiter chaque sonneur. Objectivement, c’est sans conteste le journal qui a permis que Bob comprenne mieux notre mentalité : écorchés vifs, militants, mais bons enfants, et dans la famille !
La problématique des financements : après discussion avec le CD, il nous faut encore et toujours trouver des sources de financement propres. Nous y reviendrons. Nous n’attendons clairement rien de plus du CD, sauf d’obtenir finalement des formateurs et un peu de facilités financières (avances sur subventions, retour des cotisations). Nous savons qu’il s’agit là des limites de ce que nous pouvons leur demander.
Une meilleure connaissance de la “ différence divroet ” : toujours plus de bagadoù bretons découvrent les groupes divroet et commencent à comprendre la réalité de leur situation et l’ampleur de leurs besoins. D’ores et déjà, des sonneurs des bagadoù de Locoal-Mendon, Elven, Quimperlé, Cap-Caval, Guingamp, Plabennec, Vannes, Pontivy, Rennes, Brieg, Pommerit-le Vicomte et Kemper répondent présents lors de stages fédéraux ou locaux. D’autres bagadoù sont également allés aider des groupes divroet chez eux encore cette année, tels Dol, Fouesnant ou Auray. Nous ne pouvons que nous en réjouir.
• 100 à 120.000 pages vues / mois
• 500 visiteurs / jour (+10% par rapport à 2004)
• plus de 600 abonnés (inscrits)
• 6 numéros bimestriels publiés / an et 1 numéro spécial
Concernant la structuration de la fédération, elle s’est encore renforcée. C’est le signe que désormais, la maturité de la structure permet un fonctionnement avec une délégation maximale. À rapprocher par comparaison de BAS National, nous avons 100 fois moins de moyens et en proportion 100 fois plus d’initiatives. Nous souhaitons encore et toujours accueillir des compétences dans le bureau.
Concernant les groupes, encore de nouveaux contacts qui devraient rapidement monter le nombre de groupes entre 25 et 30 (si l’on compte Roanne et Vire).
Relations avec War’l Leur Divroet : c’est nouveau, nous travaillons déjà côte à côte, nous finirons par travailler bientôt ensemble. Le site web commun est en cours de développement et les premiers événements se profilent (Les Interceltiques d’Aquitaine).
Événements : s’il n’y a pas eu de rassemblement BASD en 2005, ce que nous déplorons bien sûr, pour le futur, Euroceltes nous attend les 12, 13 et 14 mai 2006. Concours : bagadoù, couples, pipe-bands, fest-noz, défilé… Le week-end s’annonce particulièrement chargé.
c’est encore et toujours la priorité essentielle de la section Formation.
Exprimée en 2002 lors de la renaissance de BAS Divroet, elle est restée inscrite sur notre carnet de route, avec pour réalisations notables cette année, entre autres :
• Une meilleure gestion des demandes de formation
• Une équipe de formateurs élargie
• Deux personnes dédiées pour la logistique des stages
• L’augmentation du nombre de moniteurs occasionnels de Bretagne
• Une plus forte demande de stages locaux : cette année, 24 stages
Les groupes divroet se mobilisent pour l’organisation de stages ou d’événements ainsi que pour la communication. C’est un vrai motif de satisfaction pour toute la fédération des sonneurs, preuve suprême de l’investissement de tout un chacun et du respect mutuel que nous avons su nourrir ensemble depuis quelques années.
L’ensemble bombardes Sonerien Bro Divroet confirme cette année encore sa qualité de jeu et son potentiel à Menez Meur en se faisant déclasser par le jury eu égard à la qualité de sa prestation et encourager à se mesurer à la poule B (niveau bagad 4 – 3e catégories). Il termine 5e derrière notamment deux groupes de 3e catégorie (bagad Glazik Kemper, Kevrenn Kastell Paol) et surclassant deux autres groupes de 3e catégorie (Sonerien Montroulez de Morlaix et Kerne de Quimper).
Communication : création d’un nouveau support, le Divroet New(e)z, qui s’est rapidement imposé comme le support le plus dynamique du PAF Breton, invitant des musiciens de renom à s’exprimer dans ses colonnes.
Sur le forum, on constate une fréquentation en légère hausse depuis l’an passé, une baisse des abus et surtout une diversification des consultations (Bretagne et “ hors-bretagne ” bien sûr, mais aussi en terme de panel de population : bagadoù, sonneurs, musiciens celtiques).
Lors de la mise en place du système d’information, nous avons décidé de partager notre activité en deux axes :
• un aspect purement divroet, « des outils pour les divro ”,
• et une seconde facette beaucoup plus généraliste, “ des outils pour les sonneurs ”.
C’est sous cet aspect-là qu’est né par exemple le trombiniawer il y a plus de 4 ans déjà et l’esprit est vraiment là. Et aujourd’hui, bagadou.org (septembre 2004), le premier projet “ élevé par les SI Divroet ”, est en passe de devenir un site d’information reconnu par tous les sonneurs.
Sur la formation musicale, un projet en cours qui serait géographiquement développé plutôt en Ile-de-France : créer une Académie Francilienne de Musique Bretonne. L’idée est d’offrir des stages destinés à structurer les pupitres des groupes divroet, avec un programme sur l’année entière et un engagement des participants à suivre tout le cycle et à le restituer dans leurs groupes respectifs. Il ne s’agit pas simplement de formation personnelle et il faudra jouer le jeu. Il ne s’agit pas non plus exclusivement de formation donnée aux franciliens.
Sur la formation toujours, multiplier les stages et accroître l’intervention des formateurs itinérants. Toutefois, pour les groupes à faible effectif ou à faibles finances, il serait judicieux de privilégier les regroupements régionaux pour augmenter les disponibilités des formateurs. De la même manière BASD poursuit son action d’assistance et de médiateur pour vous aider à organiser vos propres stages si vous souhaitez travailler avec des formateurs de Bretagne.
Élaborer une formation spécifique à l’intention de leaders pour qu’ils deviennent à la fois des référents techniques et de véritables formateurs méthodiques dans leurs groupes respectifs. Ce chantier est encore à l’étude mais des pistes de réflexion existent déjà. Une version plus charpentée vous sera bientôt proposée.
Poursuivre l’élaboration des fiches pédagogiques au fur et à mesure de vos participations aux stages et enrichir celles déjà existantes. Elles deviendront vos dossiers pédagogiques personnels intégrées dans le futur assesment-center.
Réaliser des exemples de progression pour l’apprentissage de la cornemuse et de la batterie, à l’image de ce qui a été réalisé en bombarde.
Faire aboutir un premier essai de formation ouverte au plus grand nombre en couple kozh et en couple braz.
L’émergence d’une seconde formation calquée sur l’ensemble bombardes Sonerien Bro Divroet (niveau bagad 5e catégorie) est envisageable, qui travaillerait sur un programme musical adapté et sous réserve de trouver un moniteur qui le prendrait en charge.
Un pipe-band Divroet est en cours de structuration. Idée portée en son temps par Vincent Stecyk du Bagad Kiz Avel Strasbourg, elle est reprise par Nicolas Bourdet (penn cornemuses de Strasbourg) qui a élaboré une suite en collaboration avec JF Allain (nombreuses fois juge aux concours BAS en 1ère catégorie). Appel est lancé aux batteurs et sonneurs intéressés pour constituer le pipe-band et pourquoi pas participer au concours qui se tiendra lors d’Euroceltes 2006.
BASD s’investit bien sûr dans la tenue et l’organisation des concours qui vont se dérouler dans le cadre d’Euroceltes 2006. Ceux-ci constituent une motivation indéniable et une échéance dans le travail des groupes divroet.
Se tiendront en mai 2006 :
• Le championnat des sonneurs de couple divroet kozh et braz novices et confirmés.
• Le championnat des bagadoù divroet pour formations complètes et incomplètes.
• Le 1er championnat pipe-band divroet avec participation de juges du Pipe-Band de la Police de Strathclyde (grade 1).
Un DVD de présentation à destination des institutionnels destiné :
• À sensibiliser la commission européenne chargée de l’identité culturelle et des différences régionales.
• À toutes les institutions pour collecter des nouveaux moyens financiers.
• À tous types de média pour faire connaître la fédération des sonneurs hors Bretagne.
Une plaquette commune à tous les groupes, avec, à charge pour chacun d’indiquer ses souhaits, la possibilité d’y rajouter un module individuel.
• Pour faire notre publicité, présenter nos activités et permettre la promotion des bagadoù divroet.
• Elle sera diffusée dans les autres fédérations, les mairies, les institutions comme le conseil régional, général, pour accompagner les demandes de subventions etc.,
• Ayant pour contenu : descriptif de la formation, structure, communication, présentation du bagad, de sa situation géographique.
• Nous recherchons actuellement un partenariat avec le Comité Régional du Tourisme de Bretagne pour introduire un volet “ tourisme Bretagne ” dans cette plaquette.
Forum des sonneurs : dans la forme, il ne devrait que peu évoluer, techniquement il va être mis à jour principalement pour palier les diverses failles de sécurité.
Partitions : Franck Coadou ayant commencé son travail de collectage, nous devrions lui mettre un outil d’archivage et d’indexation en place pour le deuxième trimestre 2005.
Divroet New(e)z : grosse refonte prévue, pour notamment permettre un meilleur référencement des articles publiés et d’autre part avoir la main sur les versions imprimables. Cette nouvelle mouture devrait voir le jour lors de la sortie du DN#8, début mars 2006.
War’l Leur Divroet : notre partenariat avec la fédération divroet de la fédération War’l Leur prendra effet vraisemblablement par la mise en place d’un portail mutualisé musique et danse de Bretagne directement sur www.divroet.org
Concernant l’éventuelle augmentation des cotisations, le président a présenté les propositions suivantes:
• Création d’une carte de membre individuelle et mise en place d’un timbre annuel d’une valeur de 5 €
• Augmentation de 10 % de la cotisation en 2006
• Augmentation de 20 € du prix de l’adhésion pour les bagadoù en formation (soit 50 € annuel)
• Augmentation de 10 € du prix de l’adhésion pour les bagadoù en activité (soit 100 € annuel)
Ce n’est qu’un projet, ces propositions devront être validées ou pas lors de chaque A.G. des différents bagadoù affiliés à BAS Divroet.
Pour 2006, il n’y aura aucune augmentation de nos cotisations.
Ce groupe, composé d’un représentant par formation à jour de cotisation, a pour rôle principal de servir d’organe de liaison entre le bureau et les bagadoù et de participer activement à la vie de l’association.
Les correspondants membres du Conseil d’Administration et/ou du bureau
(À ce titre, ces membres du C.A. sont appelés à intervenir et à prendre position et décision dans la vie de l’association.)
MENDES José
NICOLAS Loïc
RIVOALEN Loïc
LENCLUD Rodrigue
HERVE Joël
…
ESTNER Hervé
LUCAS Joël
SOUCHOIS Pascal
FERRON Avel
METT-EVERS Ronan
LE BRONEC Monique
BENOIT Olivier
MURRY Ronan Bagad
Bagad Pariz Ti Ar Vretoned
Bagad Orléans
Bagad Kalz Trouz
Bagad Lille
Bagad Crécy-La-Chapelle
Bagad Tours
Bagad Strasbourg
Bagad Clichy
Bagad Athis-Mons
Bagad Toulon
Bagad du Havre
Bagad Bordeaux
Bagad Reims
Bagad Saint-Maixent l’Ecole
Pour rappel, le C.A. est composé d’un ou plusieurs représentants par formation à jour de cotisation. Au sein de ce C.A. est élu un bureau exécutif.
Le C.A. est donc composé des membres du bureau ET des membres du groupe des correspondants ci-dessus.
Naturellement, ce groupe est appelé à évoluer au fur et à mesure des nouvelles adhésions à BAS Divroet.
Les correspondants non membres du Conseil d’Administration.
(Ce groupe, composé d’un représentant par formation, a pour rôle principal de servir d’organe de liaison entre le bureau et les bagadoù. Ces membres n’ont pas de pouvoir décisionnaire.)
JUMELLE Dominique
DEMONT Emmanuel
D’ISANTO Patricia
KLAKTA Nicolas
SCHIRCK Jean-Pierre
GOURDET Hervé
PRIME Patrice
…
PRUD’HOMME Fabien
Bagad Bliouz
Bagad Roanne
Bagad Marseille
Bagad Caen
Bagad Belfort
Bagad Charleville-Mézières
Bagad Rambouillet
Bagad Angoulême
Bagad La Rochelle
D’autres projets plus généralistes devraient également pouvoir voir le jour cette année :
• Un annuaire sous bagadou.org (fin 2005 / début 2006).
• Un agenda universel (les conditions d’hébergement ne sont pas encore définies).
Collectage pour la constitution des suites, premiers pas dans l’arrangement des suites, dans la direction de l’ensemble…
Enfin, compte tenu de la faible surface financière de l’association, et du fait de ses faibles ressources, il est important :
• De veiller à une gestion prudente des ressources.
• De rechercher des sources de financements complémentaires.
• De demander un soutien plus appuyé des instances nationales.
Bob Haslé a rappelé que dans le cadre du Festival Interceltique de Lorient, tous les bagadoù avaient tous la possibilité de dormir sur Lorient dans la nuit du samedi au dimanche. Aux dires des sonneurs ayant testé l’année dernière, l’hébergement s’est opéré dans des conditions optimales.
Les bagadoù concourants qui seraient intéressés doivent se manifester très rapidement auprès de BAS, les réservations auprès de la ville devant s’effectuer dans les toutes prochaines semaines.
| 1e catégorie | 3e catégorie |
|---|---|
| 1. Quimper 14 2. Auray 17 3. Locoal Mendon 18 4. Briec 22 4. Cap Caval 22 6. Pontivy 33 7. Quimperlé 44 8. Saint Nazaire 50 9. Moulin Vert 62 9. Beuzec 62 11. Saint Malo 67 11. Guingamp 67 13. Vannes 76 14. Lorient 78 15. Penhars 82 |
30. Karreg An Tan 165 32. Landivisiau 184 33. Elven 186 34. An Arvorig 187 35. Kerne 189 36. Fouesnant 192 37. Glazik 196 38. Douarnenez 199 39. Bourbriac 216 40. Morlaix 217 41. Plouha 229 42. Fougères 231 43. Ergué-Armel 234 45. Kemperle (ig) 237 |
| 2e catégorie | 4e catégorie |
| 16. Pommerit 86 17. Plabennec 93 18. Concarneau 94 19. Landerneau 106 20. Plougastel 115 21. Cesson 120 22. Camors 121 23. Keriz 129 24. Perros-Guirec 138 25. Port-Louis 140 26. Pouldergat 150 27. Bubry 156 27. Vern 29. St Pol de Léon 158 31. Dol de Bretagne 172 |
43. Locoal (ig) 234 46. Carhaix 240 47. Pluneret 243 48. Roanne 248 49. Pontivy (ig) 252 50. Bordeaux 262 51. Plomodiern 267 52. Ploërmel 271 53. St Grégoire 273 54. Ploudalmezeau 0 54. St Brieuc 0 54. Vire St Lô 0 |
La mise en place d’un nouveau règlement amène logiquement toujours des questions de la part des musiciens. Que nous apportera ce nouveau « contrat » ? La compétition ne sera-t-elle pas plus rude ? Le mode de fonctionnement plus lourd ?
Pour répondre le plus possible à ces questions, nous allons essayer d’expliquer ce qui diffère entre l’ancien et le nouveau règlement.
La première modification majeure dans le nouveau règlement est le système de notation des groupes pendant le championnat national des bagadoù. En effet, nous sommes passés d’un système de notation type « examen scolaire » à un autre de type « patinage artistique ».
La deuxième modification apportée par le nouveau règlement est le tuilage d’été pour les groupes de la 1e à la 4e catégorie. Ce système permet aux groupes de haut de classement de la catégorie de se mesurer au bas de classement de la catégorie supérieure.
La troisième modification majeure est le mode de classement des groupes pendant le championnat national des bagadoù.
La quatrième et dernière modification majeure apportée par le nouveau règlement est le système de montées et descentes.
Divroet New(e)z - en quoi consiste le travail d’un secrétaire général à BAS ?
Stéphane Riou - Vaste question, sur laquelle chacun pourrait donner sa vision. Pour moi, la manière dont on fonctionne est assez simple : le secrétaire général vient vraiment en appui de l’action du président. Je dirais que c’est celui qui a les mains “ dans le cambouis ”. Le président, en accord avec le comité directeur, va dans un premier temps définir les grandes lignes directrices, puis le travail sera segmenté. Les présidents des fédérations départementales par exemple s’occuperont beaucoup de l’aspect formation au niveau de leur département (et croyez-moi, ça prend du temps), le président de la commission juges sera chargé des juges, etc.
Le rôle du secrétaire général est de faire le lien entre toutes ces personnes. Il va non seulement rappeler à chacun, dans leurs différentes actions, la vision générale de notre politique culturelle mais aussi rester le plus disponible possible à l’ensemble des sonneurs. C’est ce que je fais. En essayant d’être présent sur le plus grand nombre de manifestations pour faire remonter des informations du terrain et adapter à l’échelon régional les attentes de la “ base ”. A l’inverse, je tente au maximum de faire redescendre les informations au niveau des sonneurs pour leur expliquer comme l’on fonctionne, par exemple avec des institutionnels ou des partenaires. C’est enfin, quelquefois, venir indiquer aussi qu’il y a d’autres exigences à avoir que les problèmes immédiats qu’ils voient, par exemple lors de la participation aux divers concours.
“ rester le plus disponible possible à l’ensemble des sonneurs ”
À la différence du président qui se doit de conserver une vision à plus long terme, le secrétaire général jongle entre des attentes très précises et immédiates et des objectifs à moyen terme, le tout de manière à ce qu’il n’y ait pas de contradictions.
Je dirais que secrétaire général c’est un rôle de fédérateur, c’est essayer de fédérer des énergies, ce qui n’est pas forcément facile... Un vaste programme ?… Oui ! Surtout que ce qui est difficile, c’est d’être en même temps proche des sonneurs et de leurs attentes tout en conciliant des enjeux à plus long terme et/ou avec des institutionnels qui n’ont pas forcément les mêmes objectifs que nous. Il faut caler tout ça pour que le mouvement et le développement de notre musique aillent le plus loin possible.
C’est un travail au quotidien.
DN - d’où vient cette volonté d’investissement ?
SR - Il faut reprendre ça à la base : la première chose, c’est la musique. J’ai démarré comme sonneur, c’est la première accroche que j’ai eue. Assez rapidement, je me suis retrouvé leader musical du Bagad ar Meilhoù Glaz (Moulin Vert – Quimper) donc très vite j’ai pris des responsabilités et puis j’ai compris qu’on appartenait à un mouvement qui était un peu plus large. J’ai démarré au bureau de la Fédération Penn Ar Bed au début des années 90, ça fait déjà pas mal de temps.
J’ai vite pris conscience de l’intérêt commun à appartenir à une même fédération : tout ce travail effectué dans chaque groupe ne pouvait-il pas servir aux autres groupes et réciproquement ? Plus tard, au sein de BAS National, quand j’ai eu mon premier mandat, je me suis rendu compte que si on veut faire évoluer les choses, il faut bien entendu s’investir. Pour soutenir les développements que l’on projette, il vaut mieux être à un poste où l’on a un minimum de moyens d’actions. J’ai été dans les commissions juges et couples la première année (c’était bien la moindre des choses puisque c’est ce que j’avais annoncé pour ma candidature au CD). Ensuite j’ai vu que si on veut agir plus loin, plus fort et plus vite, il vaut mieux être à un poste à responsabilité. (Après il faut bien évidemment que les autres aient envie aussi, et les faire adhérer à ton projet).
“ l’envie de faire, l’intérêt commun et la force de persuasion ”
Entre l’envie de faire, l’intérêt commun et la force de persuasion, et le fait que des gens autour de toi adhèrent à tes idées, il y a un moment où tu te sens en confiance pour un poste à plus grande responsabilité. Une fois ajoutées quelques aptitudes personnelles naturelles, il s’agit d’un choix certains auront le goût à faire ça là où d’autres préféreront continuer de travailler de manière plus discrète, ou moins exposée en tout cas.
Parce qu’en tant que secrétaire général, on est très exposé ! Quand ça se passe bien, c’est grâce aux présidents et quand ça se passe mal c’est là qu’on t’appelle !
Donc, cet investissement vient par le goût de la musique, par l’envie de travailler ensemble avec les gens (ce qui rejoint un peu le premier point…). Je ne vois pas trop les intérêts personnels (ça va sans doute en faire rire quelques uns…). Les seules satisfactions que tu puisses retirer à tout cet investissement, c’est quand tu arrives à convaincre (à fédérer ?) les autres sur un même projet ! C’est là que j’y trouve personnellement toute la satisfaction.
Et puis la gloire personnelle, il y a un moment où il faut comprendre que c’est tout de même très éphémère, c’est comme la popularité, tu ne travailles pas pour ça ! … ou alors, si vraiment c’est ce que tu cherches, dans ce cas, il vaut mieux aller dans d’autres structures…
DN - est-ce que ce n’est pas trop dur de concilier travail, maison, musique et comité directeur ?
SR - Ce n’est pas plus dur que pour des gens qui s’investissent dans leur propre bagad. On a les contraintes qu’on se fixe ! Après, ce sont des choix de vie personnelle, je ne mets pas de jugement de valeur là-dessus.
Quelqu’un qui donne des cours bénévolement pour des jeunes, comme je l’ai fait pendant 15 ans, a au moins tout autant de contraintes… C’est simplement un travail différent. Les responsabilités du secrétaire général sont peut-être un peu plus grandes : il y a plus de réunions, plus de déplacements, un peu plus de problèmes divers et variés à régler, mais cela reste un choix personnel… J’essaie de tout concilier (rires).
La difficulté, comme dans tout milieu associatif, c’est que plus tu en donnes plus on t’en demande. En général, on retrouve souvent les mêmes personnes dans différentes associations ! C’est ça qui est un peu difficile : il faut avoir l’honnêteté vis à vis de soi-même de savoir se limiter parce que c’est vrai, on est très sollicité, alors il faut se fixer ces priorités, et savoir s’y tenir. Une fois qu’on réussit à travailler en équipe, à accepter que d’autres personnes fassent les choses à leur manière, il est évident que ça s’arrange. C’est bien que les gens se rendent compte que c’est un investissement assez lourd... Quand ça marche, le temps que tu y as passé, tu oublies vite. Par rapport à des requêtes ou des attitudes décalées de certains membres du milieu, tu es un peu surpris parce que tu te dis qu’ils n’ont pas la vision d’ensemble. Chacun son rôle, tant que ça te plaît et que tu arrives à concilier tout ça, tant mieux ! Et puis le jour où tu n’y arriveras plus, il faudra être lucide et savoir se poser les bonnes questions… et éventuellement se retirer (avant qu’on te le dise, si possible…).
DN - comment sont prises les décisions concernant les sonneurs : entre comité directeur, commissions…
SR - On essaie de prendre des décisions qui vont dans l’intérêt de l’association et qui collent le plus possible aux aspirations des groupes. Donc on essaie depuis quelques temps, depuis deux ou trois ans, d’avoir une politique de communication qui soit un peu meilleure mais c’est vrai qu’on a encore beaucoup de progrès à faire là-dessus.
Depuis deux ans, on a rénové l’assemblée générale en incorporant un forum le samedi après-midi afin de donner la parole de manière ouverte aux groupes de la fédération sur tout sujet d’actualité. L’année dernière, le forum a porté sur les relations entre les bagadoù, les comités des fêtes, les problèmes de transport. Cette année, c’était sur le nouveau règlement. On va mettre en place une commission musicale qui va prendre l’avis des différents musiciens dans toutes les catégories. Comme toute grosse structure, parce que BAS c’est quand même 7.000 sonneurs, 6 fédérations, plus une trentaine de salariés, on doit à la fois être à l’écoute et à la fois prendre des décisions. C’est très collégial, on est 27 au comité directeur, il y a une pluralité des avis qui sont représentés. C’est un avantage parce que l’on a différentes visions des problèmes, par contre être d’accord à 27, je ne vous le cacherai pas, ce n’est pas toujours facile. Voilà un peu comment on fonctionne.
“ beaucoup d’idées reçues sur la façon dont sont décidées les choses ”
Il y a beaucoup d’idées reçues sur la façon dont sont décidées les choses... Par exemple en commission juges ou couples les gens ne sont pas assez respectueux de l’intégrité et de l’honnêteté des membres, qui pourtant défendent toujours la fédération et pas du tout leurs intérêts personnels ou l’intérêt de leur groupe. Quand tu rentres à BAS, il faut complètement oublier l’étiquette de ton groupe ! Tu ne travailles plus pour ta paroisse mais pour l’ensemble des gens. C’est la difficulté ! Prendre des décisions qui sont souvent urgentes tout en ayant un retour des groupes de façon à être dans la lignée, dans l’esprit général, celui qui prévaut pour les groupes. Et de temps en temps être un peu directif parce qu’on travaille aussi avec des institutionnels, des partenaires privés aux différentes réglementations.
On ne peut bien sûr pas toujours tout faire, discuter et décider, ou décider et faire plaisir à tous, et quelquefois il faut imposer des choses parce que ce sont des obligations. Mais ce nouveau processus de décision est à mon avis d’autant meilleur qu’il est nourri par la participation des groupes. Et à ce titre, j’ai été surpris de ne pas voir plus de groupes à venir participer au forum sur le règlement : alors soit tout va bien, soit les gens sont un peu consommateurs, non ?
DN - quels sont tes meilleurs souvenirs en tant que secrétaire général ?
SR - Honnêtement, je ne le vis pas comme ça, parce d’abord je n’ai pas encore assez de recul sur la fonction. Ça ne fait que deux ans que je suis secrétaire général et j’entame mon deuxième mandat au CD seulement dans cette fonction. Je ne suis pas encore au stade des bilans. Parce qu’en définitive, dès qu’on fait une avancée, on a d’autres échéances qui tombent, du coup on est toujours le nez dans le guidon. En fait mes meilleurs souvenirs c’est quand on voit que la participation aux concours s’améliore, que je vois que les groupes sont contents à la fin des manifestations ou des stages. S’ils sont bien remplis c’est déjà un motif de satisfaction. Donc pour l’instant je n’ai pas de bons souvenirs liés à mon poste de secrétaire général. Par contre, j’ai pas mal de chantiers en route qui font que les bons moments sont à venir. Enfin j’espère…
DN - un petit mot de fin ?
SR - Oui ! J’ai joué en Divroet quand j’étais au bagad de Bordeaux ! J’étais dans cette région de 1993 à 1999. C’était dans les débuts du bagad de Bordeaux avec Loïc Denis (et toute sa famille !), j’ai fait des sorties avec le bagad et le cercle de l’Armor pour gagner des sous, etc. Ce sont de bons souvenirs. Pour moi c’était transitoire parce que c’était pendant ma thèse à Arcachon… Je souhaitais dire que je connais assez bien la problématique Divroet. Honnêtement j’ai été surpris. J’ai pensé que lorsque Loïc Denis serait parti, ça ne durerait pas. En fait non ! La preuve, la graine a bien pris. Chapeau bas !
Je sais que la fédération Divroet attend beaucoup de la BAS nationale qui en même temps est noyée avec les problèmes des groupes de Bretagne. Il a pu parfois y avoir des incompréhensions mutuelles là-dessus. Sachant que les fédérations bretonnes ont plus d’antériorité, plus de moyens, ce n’est pas toujours évident de mettre en place une coopération en faveur des expatriés. Il en faut pour tous. Ce sont des situations un peu particulières que celles des groupes de Divroet, on essaie d’en tenir compte. Mais il ne faut pas non plus créer une sorte de passe droit et traiter autant que faire se peut tout le monde de la même façon sachant qu’on a d’autres partenaires institutionnels, qui à certaines époques, étaient moins ouverts sur le territoire national que ça peut l’être actuellement.
Gérard Benoît, mon adjoint, qui connaissait bien aussi cette situation de Divroet a mis pas mal d’huile dans les rouages pour améliorer les relations Divroet - National. C’est comme ça qu’on avance. On a un défaut de communication et d’explication du “ pourquoi ” on fait les choses. C’est parfois perçu, de la part des groupes qui reçoivent les informations comme soit des erreurs, soit des choses qui tombent comme ça de manière autoritaire. C’est en règle générale rarement le cas et c’est souvent issu d’une réflexion assez longue. Mais on ne peut pas passer notre temps à donner des éléments d’explication sans arrêt parce qu’on n’est pas structuré pour ça et puis aussi on est bénévoles, à nous aussi, le temps nous est compté.
Enfin, je souhaitais également, pour contrebalancer ça, donner également mon opinion : je dirais que BAS est un bon exutoire, les groupes ont sous la main un fautif permanent et chronique qui ne fait que “ conneries sur conneries ” … “ qui aime bien châtie bien ”, n’est-ce pas ? … En tout cas ça avance, ça pourrait avancer plus vite effectivement, on en est conscient, mais nous devons travailler aussi avec l’inertie des grosses fédérations. La fédération compte aujourd’hui 105 bagadoù, tu ne remues pas autant de groupes aussi vite que tu le voudrais. Aujourd’hui, plutôt que de focaliser sur nos différences, il faut voir les choses sous un angle positif : que diriez-vous, tous, de travailler sur des projets communs ?
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La zanche la plus connue est dans le milieu bagad à n’en pas douter la zanche de bombarde. En effet, n’avez-vous jamais remarqué comme un talabarder remonte souvent ses manches avec délicatesse, esquisse un drôle de sourire avant de sortir sa petite boîte.
Pourquoi ? Parce qu’il sait bien, lui, que sa zanche va pouvoir se zancher et se dézancher avec désinvolture, au plus grand dam des joueurs de cornemuses, qui, quant à eux, passent toujours tant d’heures à zancher de leur côté.
Passe encore d’avoir une zanche de bourdon quelquefois un peu faible, mais croyez bien que lorsque le penn entre et annonce : “ bataillon, zanchez ! ”*, l’entrain ne fait guerre recette chez les cornemuses. Corps et cris se perdent. Pour nos pipers, un petit tour et les accords s’en vont.
C’est bien simple, nos amis cornemuseux, tout studieux qu’ils sont, se sentent souvent bien dézanchparés quand arrive l’heure de l’accord.
Tout ça pour vous dire que, un petit truc qui nous énerve très souvent en cornemuse comme en bombarde : la prononciation du mot “anche”. Il n’y a pas de “h” aspiré au début du mot : on change son Nanche, qu’on adore les Zanches de tel ou tel luthier, etc.
* traduction pour cornemuse : “ zanchez, moussaillons ! ”
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